Raciste et « fier de l’être », l’agresseur d’Espaly-Saint-Marcel a transformé un lotissement en terrain de chasse ce dimanche 19 avril 2026. D’innombrables alertes des familles étaient restées sans suite. Tandis que le commissariat local, vidé de ses moyens, refusait de prendre les plaintes la veille du drame, la municipalité persistait à minimiser une violence pourtant explicite. Aujourd’hui, des enfants sont cloîtrés par la terreur. Il est temps que toutes les institutions de la République cessent leur inaction complice et rejoignent la lutte contre le racisme. Notre brève.
L’horreur à Espaly-Saint-Marcel – Chasse raciste lors d’un dimanche ensoleillé de printemps
Tout un quartier sous le choc à Espaly-Saint-Marcel ce dimanche 19 avril. En plein jour, un sexagénaire, carabine en main, il mène une véritable chasse aux enfants, avant de tirer dans le mollet de l’un d’eux.
Ce drame est le climax d’une escalade de violences racistes de la part de cet individu. Il traitait ses voisines de « babouins », s’était filmé affirmant haut et fort être « fier d’être raciste ». Cet été, il avait démonté un banc car « trop de Noirs et d’Arabes s’asseyaient dessus ». Il avait même déjà franchi le stade de la violence physique en frappant un enfant de 3 ans.
Des services publics détruits et une maire qui ne voit pas les couleurs
La faillite des institutions est totale. Une voisine s’était présentée au commissariat la veille pour porter plainte. C’était le week-end, les saignées budgétaires répétées ont laissé les services publics à l’os. Il n’y avait pas assez de personnel pour recevoir la plainte.
La maire est alertée depuis des années sur la dangerosité de cet individu. Elle s’est contentée de constater qu’il est simplement « compliqué avec tout le monde ». C’est un refus accablant de reconnaître le racisme dans son expression la plus crue.
Pour aller plus loin : Hausse des discriminations, sous-évaluation des victimes de racisme : les rapports implacables de la Défenseure des droits
Aujourd’hui, le traumatisme est indélébile. Les enfants du quartier sont cloîtrés chez eux. Ils racontent qu’ils ont « cru mourir ». Des mères de famille se disent épuisées, craignant chaque jour pour leur vie et celle de leurs enfants au sein même de leur foyer. Le racisme blesse, terrifie, tue. Il est grand temps que les institutions républicaines dans leur ensemble cessent d’être complices par inaction et rejoignent l’indispensable lutte contre le racisme à la suite de l’appel solennel de Bally Bagayoko devant des dizaines de milliers de personnes à Saint-Denis :
« Nous regarderons le racisme dans les yeux. Nous n’avons pas peur. Nous sommes cette France qui résiste. Nous sommes cette France qui réclame l’égalité. Je dis à toutes celles et ceux qui ont eu peur, la peur est légitime, la peur parfois est nécessaire. La peur ne peut nous permettre de pouvoir affronter le combat du racisme. Nous devons être fiers de ce combat. Nous devons être fiers de celles qui nous ont précédés. Ce combat, nous avons l’obligation de le mener. Ce combat, nous allons le gagner. »
Par Ulysse