Scandale d’État et cabale médiatique contre le député LFI Carlos Martens Bilongo, Philippe de Villiers qui trahit Vincent Bolloré, Nathalie Saint-Cricq et Gilles Bornstein qui croient leurs micros coupés, islamophobie et racisme ordinaire chez Hanouna et sur Franceinfo, Erik Tegnér qui tombe le masque de son antisémitisme. Telles sont autant de séquences médiatiques ayant marqué la semaine que L’Insoumission vous décrypte dans sa revue de presse hebdomadaire de critique de l’officialité médiatique.
Des médias de Bolloré aux journaux de Bernard Arnault, de BFM TV aux plateaux de Martin Bouygues, chaque jour est une occasion supplémentaire pour constater la partialité des médias dominants et leur acharnement contre la France insoumise.
Indignations sélectives, censure, criminalisation des voix de la paix, choix partiaux des invités et sujets traités, désinformation, invectives constantes envers le mouvement insoumis… Telle est la réalité du journalisme de cour et d’éditorialistes d’extrême droite prêts à tout pour imposer leur agenda idéologique et conserver une place au chaud. Notre revue de presse.
Scandale d’État et cabale contre le député LFI Carlos Martens Bilongo : de la responsabilité des chiens de garde médiatique
Le 11 mai 2023, une « information » selon laquelle le député de la France insoumise Carlos Martens Bilongo était visé par une enquête pour blanchiment d’argent, fraude fiscale et abus de biens sociaux pour un montant supposé de 200 000 euros parvenait opportunément à la presse au jour de la sortie de son ouvrage « Noir Français ». BFMTV en tête, une cabale médiatique et une campagne de harcèlement de plusieurs jours se mettaient alors en marche sur la base de ces accusations non-vérifiées. Deux ans plus tard, constatant l’absence d’infraction, le parquet de Nanterre classait le dossier sans suite.
Mais l’affaire a connu la semaine dernière un nouveau rebondissement suite aux révélations du média L’Informé ce lundi 20 octobre : non seulement Carlos Martens Bilongo est lavé de tout soupçon, mais Tracfin, la cellule de Bercy à l’origine de la note ayant fuité dans tous les médias bourgeois aurait monté cette histoire de toutes pièce à la demande des Émirats arabes unis que le député insoumis avait critiqués alors qu’il était co-rapporteur de la mission flash COP27/COP28.
L’article évoque une note truffée d’erreurs grossières, transmise à la justice sans base légale, et un déplacement suspect de hauts responsables de Tracfin à Dubaï. L’Informé note : « En se penchant sur le cas du député Carlos Martens Bilongo, le service de renseignement financier va commettre une série de bourdes assez invraisemblables, peu explicables sauf à être intentionnelles. »
Alors que le gouvernement doit désormais rendre des comptes sur ce qui s’apparente à un véritable scandale d’État, l’attitude des médias bourgeois dans cette affaire, trop heureux de pouvoir s’acharner contre la France insoumise et ses représentant·es au point d’en oublier la rigueur journalistique la plus élémentaire, doit elle aussi être mise en lumière. Bien-sûr, aucun média n’a présenté d’excuses ni au moment du classement sans suite de l’affaire, ni depuis les dernières révélations de L’Informé.
Bolloré menteur trahi par son ami Philippe de Villiers : le député insoumis Aurélien Saintoul demande la saisie du procureur de la République
En mars 2024, dans le cadre d’une commission d’enquête sur l’attribution des fréquences TNT dont le député insoumis Aurélien Saintoul était le rapporteur, le milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, notamment propriétaire de Canal+, CNEWS et Europe 1, était auditionné sous serment à l’Assemblée nationale. Jurant de ne dire rien que la vérité, Bolloré y déclarait ne pas intervenir dans la fabrique et l’orientation des émissions et contenus éditoriaux de ses médias.
Mais voilà, c’était sans compter sur le nouveau livre de Philippe de Villiers dans lequel celui qui est aujourd’hui l’un des intervenants phare de CNEWS révèle que c’est Vincent Bolloré lui-même qui a impulsé la création de l’émission hebdomadaire « Face à Philippe de Villiers ». Dans cette émission, l’intéressé bénéficie d’une tribune de plus d’une heure pour déverser son discours sans contradiction, celui d’une extrême droite ultra-conservatrice empreinte d’intégrisme catholique.
Alors que mentir sous serment devant une commission d’enquête parlementaire est passible de jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, Aurélien Saintoul a d’ores et déjà saisi l’ARCOM et demandé à la Présidente de l’Assemblée nationale de saisir le procureur de la République pour parjure.
« Oh, t’es antisémite » – « Bah oui, moi je peux ! » : quand Nathalie Saint-Cricq et Gilles Bornstein pensent que leurs micros sont coupés
Ce lundi 20 octobre Nathalie Saint-Cricq et Gilles Bornstein croyaient les micros de Franceinfo coupés. Mais pas de chance pour eux, on a tout entendu. « Oh, t’es antisémite » déclare Nathalie Saint-Cricq. « Bah oui, moi je peux » rétorque Gilles Bornstein.
Voilà ce que disent celles et ceux qui n’ont de cesse de calomnier et d’insulter la France insoumise lorsqu’ils se croient entre eux. Voilà ce que se permet Gilles Bornstein, repris en juillet 2024 par le conseil de déontologie journalistique pour la manière dont il a conduit avec une haine visible une interview de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, lorsqu’il se croit à l’abri des regards. Voilà qui sont vraiment celles et ceux qui se nourrissent de procès en antisémitisme à l’encontre de quiconque dénonce le génocide en Palestine.
Pour aller plus loin : BFMTV reconnaît que la France insoumise avait raison sur Gaza, racisme sur FranceInfo, Pascal Praud continue sa propagande – La revue de presse de l’Insoumission
« À Marseille, sur la plage, toutes les femmes sont voilées. Je l’ai vérifié, j’ai pris des photos » : islamophobie paranoïaque sur le plateau de la nouvelle émission de Cyril Hanouna
« À Marseille, sur la plage, toutes les femmes sont voilées. Je l’ai vérifié, j’ai pris des photos ». Ces propos ont été tenus par Matthieu Delormeau ce jeudi 23 octobre sur le plateau de la nouvelle émission du bouffon en chef de l’extrême droite, Cyril Hanouna. Une séquence grotesque qui témoigne s’il le fallait encore de l’islamophobie et des fantasmes racistes qui pullulent dans la totalité des médias français, et de leur obsession singulière pour Marseille et pour les villes dont l’histoire, la sociologie et la richesse ont été singulièrement façonnées par l’immigration.
Une séquence dangereuse aussi en ce que ce genre de saillie constitue le terreau des dizaines d’agressions physiques et verbales subies chaque jour en France par des femmes voilées à raison de leur religion.
« Ici, on vit ensemble, on galère ensemble, on prend des bons moments ensemble et on en peut plus de vos discours islamophobes » a notamment réagi Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise et député de Marseille.
Racisme ordinaire des experts au doigt mouillé de Franceinfo
Ce dimanche 26 octobre sur Franceinfo, sur un plateau composé de deux anciens chroniqueurs débauchés de CNEWS, on fait…du CNEWS. Ainsi l’« écrivain » Paul Melun, devenu subitement expert en criminalité organisée, déclare : « Nous assistons à une nouvelle criminalité organisée dont la plaque tournante est devenue la Seine-Saint-Denis. C’est là qu’on trouve aujourd’hui une grande partie des grands voyous et des grands bandits ». Les sources données par l’expert ? Aucune. Les chiffres ? Aucun. Rien. Rien sinon une séquence de racisme ordinaire à l’encontre des habitantes et habitants de Seine-Saint-Denis sur une chaîne du service public.
Quand Erik Tegnér, le patron de Frontières, tombe le masque de son antisémitisme
Le rédacteur en chef du torchon fasciste Frontières, Erik Tegnér, a fini par tomber le masque de son antisémitisme. Alors qu’il a lui-même été condamné pour injures raciales, cet habitué des médias de Bolloré et défenseur acharné du génocide de Netanyahu n’a de cesse, à longueur de plateau, de se poser comme chantre de la lutte contre un antisémitisme qu’il fantasme partout où la moindre critique contre le génocide de Netanyahu est émise. Mais voilà que ce 20 octobre sur CNEWS, Erik Tegnér a fini par céder à l’appel d’un antisémitisme qui fonde en réalité sa pensée politique et son histoire.
Ainsi le voilà déclarant au sujet de la Présidente macroniste de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet : « Cette dame-là [Yaël Braun-Pivet], c’est la finition du macronisme. Macron c’est quoi ? C’est le mariage d’Alain Minc, l’argent roi, et de Jacques Attali, l’homme nomade. ». Une reprise assumée des clichés antisémites des juifs avides et apatrides répandus en Europe depuis le Moyen-âge.
Pour aller plus loin : Quand Erik Tegnér, le patron de Frontières, tombe le masque de son antisémitisme