7 députés PS ont voté pour censurer Lecornu, le parti à la rose au bord de l’éclatement

Crise ouverte au PS : 7 députés ont voté la censure du Gouvernement Lecornu, contre l’avis d’Olivier Faure et François Hollande. Le parti est au bord de l’éclatement entre la base fidèle au Nouveau Front Populaire (NFP) et la direction qui sauve ce qui reste du macronisme. Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l’Assemblée […]

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Crise ouverte au PS : 7 députés ont voté la censure du Gouvernement Lecornu, contre l’avis d’Olivier Faure et François Hollande. Le parti est au bord de l’éclatement entre la base fidèle au Nouveau Front Populaire (NFP) et la direction qui sauve ce qui reste du macronisme. Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale, appelle les socialistes « dégoûtés » à « rompre les rangs » pour rejoindre le pôle de résistance populaire face au macronisme et à l’extrême droite. Notre brève.

7 députés désobéissent : le PS au bord de l’éclatement

Une crise interne majeure secoue le Parti socialiste (PS) après le vote sur la motion de censure du deuxième gouvernement de Sébastien Lecornu. Sept députés socialistes ont désobéi aux consignes de la direction du parti, incarnée par Olivier Faure et François Hollande, pour se joindre aux voix de la censure déposée par la France insoumise, soutenue par des députés écologistes et communistes.

Cette désobéissance marque une fracture profonde entre la ligne de la direction du PS, qui a choisi de ne pas faire tomber le gouvernement, et une base de députés fidèles au programme du Nouveau Front Populaire (NFP). Le vote des 7 frondeurs souligne le risque d’éclatement du PS. Déjà, les images de François Hollande et Olivier Faure applaudissant Lecornu lors de son discours de politique générale mardi 14 octobre avaient été vues comme une provocation pour tous les électeurs qui ont voté pour la rupture avec le macronisme en juin et juillet 2024.

Depuis hier, la pression monte de la base. La décision de la direction du PS de ne pas censurer le Gouvernement est en totale contradiction avec le programme de rupture sur lequel tous les députés ont été élus, pour lequel tous les militants ont fait campagne.

La « suspension » de la réforme des retraites, prétendument obtenue par le PS pour justifier sa non-censure, se révèle être un leurre. En effet, sa validation est conditionnée au vote intégral du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). En l’acceptant, le PS s’engagerait à cautionner les mesures ultra-violentes du budget Lecornu, notamment l’appauvrissement de 13 millions de malades chroniques, le doublement des franchises médicales et la baisse des pensions de 17 millions de retraités. Ces mesures sont aux antipodes des engagements sociaux du NFP, engendrant une colère croissante parmi les militants et sections locales du PS.

L’appel de LFI aux socialistes fidèles au Nouveau Front populaire

Face à la non-censure, la présidente du groupe La France Insoumise (LFI), Mathilde Panot, a lancé un appel solennel aux militants et électeurs socialistes. Elle a dénoncé la « responsabilité historique » de la direction du PS et a invité ceux qui expriment leur « dégoût de voir la direction du Parti socialiste rompre avec le programme du nouveau Front populaire » à « rompre les rangs ». La présidente du groupe parlementaire insoumis a insisté sur l’existence d’un « pôle de résistance » incarné par ceux restés fidèles au programme du NFP, seuls capables d’offrir une alternative à la fois au macronisme et à l’extrême droite.

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