Un scandale secoue la police municipale de Saint-Laurent-du-Var. Des agents qui ont dénoncé des faits de « racisme » et de « brutalité » ont été lourdement sanctionnés, dont un révoqué. L’auteur du tabassage filmé s’en tire avec un avertissement. Notre brève.
Un scandale éclabousse la police municipale de Saint-Laurent-du-Var, où des sanctions disciplinaires tombent sur les lanceurs d’alerte plutôt que l’auteur d’une « bavure » filmée
En janvier 2025, un jeune homme menotté aurait été tabassé à l’arrière d’une voiture de service, une scène filmée par la caméra embarquée d’un agent. Au lieu de punir sévèrement l’auteur des violences, la municipalité de Saint-Laurent-du-Var, dirigée par le maire Joseph Ségura (LR), a pris des mesures disciplinaires d’une sévérité disproportionnée contre ceux qui ont dénoncé les dérives.
L’agent ayant administré les coups a écopé d’un simple avertissement. À l’inverse, un autre agent, qui avait signalé des faits de « racisme » et de « brutalité » en interne et soutenu le collègue ayant filmé l’incident, a été purement et simplement révoqué de ses fonctions après plus de vingt ans de service. Le collègue ayant filmé la scène de tabassage risque, quant à lui, deux mois de mise à pied.
L’agent révoqué dénonce publiquement un « dossier bâti sur des éléments contestables » pour « harcèlement moral d’ambiance », une mesure qu’il conteste devant le tribunal administratif de Nice. Il affirme par ailleurs avoir été victime d’injures racistes.
La solution insoumise : refonder la police de la cave au grenier
Le scandale de Saint-Laurent-du-Var met en lumière les défaillances structurelles dans l’institution policière, régulièrement dénoncées par La France Insoumise. Face à ce type de « justice inversée », le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon milite pour des réformes radicales de l’institution policière.
L’une des mesures phares du programme « L’Avenir en Commun » est le remplacement des corps d’inspection internes (IGPN/IGGN) par une autorité indépendante dotée d’un pouvoir de sanctions, incluant des magistrats et des citoyens. L’objectif est de briser l’omerta et de garantir que les sanctions ne protègent plus l’auteur de la faute au détriment du lanceur d’alerte.
Pour aller plus loin : Racisme et violences policières : les propositions de LFI pour une société de l’harmonie des êtres humains