L’océan, poumon bleu de la planète, est en danger. Face au réchauffement de la température et à la pollution plastique, il n’est plus temps de rester les bras croisés. L’appel de l’océan n’est pas un murmure, c’est un cri d’alarme, de détresse qui exige une réponse internationale résolue.
Les mers et les océans sont en détresse, en témoigne le 9ᵉ rapport sur l’état de l’océan, publié par l’Institut européen Copernicus et l’organisation scientifique Mercator Ocean International. Les mers et les océans, cœurs battants de notre planète, sont victimes de différentes pollutions venues de l’activité humaine. Il faut urgemment rompre avec les logiques capitalistes d’exploitation. Notre article.
Le réchauffement des eaux est de plus en plus préoccupant.
La température moyenne des océans dépasse désormais le niveau record de plus de 21 degrés. Les températures des océans n’ont jamais cessé d’augmenter depuis 40 ans.
Ce réchauffement est la conséquence directe des émissions de gaz à effet de serre. L’augmentation des températures a des répercussions dramatiques et bien documentées : les récifs coralliens, si importants pour la vie marine et remparts naturels contre l’érosion côtière, sont en train de mourir. Sous l’effet du stress thermique, ils expulsent les algues qui leur sont essentielles, perdant leur couleur et leur vie. C’est l’effondrement d’écosystèmes marins entiers. Par ailleurs, les pollutions chimiques amènent à la prolifération des algues toxiques. Plus de 200 espèces d’algues toxiques sont recensées et mettent en danger les habitant•es des littoraux.
La montée des eaux et l’acidification des océans sont deux autres conséquences directes de l’urgence climatique. La fonte des glaces accélère la montée du niveau marin, menaçant des millions de personnes vivant sur les côtes. De plus, l’océan absorbe une partie significative du CO2 atmosphérique, ce qui entraîne son acidification. Cette modification chimique met en péril les coquillages et les planctons qui sont à la base de la chaîne alimentaire marine.
Le réchauffement entraîne la perturbation de la vie marine. De nombreuses espèces sont contraintes de se déplacer vers des eaux plus froides, ce qui bouleverse l’équilibre des écosystèmes et impacte directement les communautés humaines qui dépendent de la pêche.
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La pollution plastique, le fléau du milieu océanique.
Les océans étouffent en raison des quantités de plastiques. Chaque minute, c’est l’équivalent d’un camion poubelle de plastique qui y est déversé ! Ce n’est plus seulement une question de sacs et de bouteilles visibles ; le véritable fléau, ce sont les microplastiques.
Ces minuscules particules, issues de la dégradation des déchets et des produits cosmétiques ou textiles, sont partout : dans les sédiments, et de plus en plus, dans l’estomac des animaux marins et, par conséquent, dans nos assiettes. Le plastique est une menace toxique, physique et chimique qui affecte tous les niveaux de la chaîne trophique.
Agir et ne plus seulement constater
Être spectateurs de ce déclin n’est plus envisageable. L’heure n’est plus aux débats stériles, mais à la responsabilité collective et individuelle, à la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. Exigeons des gouvernements et des entreprises une bifurcation énergétique rapide vers les sources d’énergie renouvelable.
La sortie des énergies fossiles n’est plus une option, mais bien une nécessité vitale. Les États doivent mener la guerre au plastique : la prolifération des plastiques et des microplastiques nuit directement à la santé puisqu’on les retrouve ensuite dans les aliments.
En raison de l’inaction déplorable de nombreux États, les comportements de chacun peuvent avoir un impact direct. Il est préférable de privilégier le réutilisable et de boycotter le suremballage. Mais cela ne suffit pas.
Les entreprises doivent envisager des alternatives durables en mettant fin à la production d’objets en plastique à usage unique. Mais il revient aux législateurs d’imposer des règles strictes. Et en parallèle de mener des politiques d’investissements dans le recyclage et pour les infrastructures de gestion des déchets. Face aux connaissances sur le dérèglement climatique, face à une alarme donnée depuis bien plus longtemps, agir ou ne pas agir est une simple question de volonté politique.
Par Arthur Abbatucci