dimanche 19 juillet

20:25

Besançon : les blocages du 10 septembre se préparent

Alors que, dans toute la France, des assemblées populaires ont lieu pour préparer le blocage du pays et la grève générale du 10 septembre, Besançon ne fait pas exception. Ce samedi 6 septembre, ce sont 190 personnes qui se sont réunies sur le rond-point de Chalezeule, haut lieu de réunion des Gilets Jaunes depuis 2018. […]

Besançon 10 septembre

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Alors que, dans toute la France, des assemblées populaires ont lieu pour préparer le blocage du pays et la grève générale du 10 septembre, Besançon ne fait pas exception. Ce samedi 6 septembre, ce sont 190 personnes qui se sont réunies sur le rond-point de Chalezeule, haut lieu de réunion des Gilets Jaunes depuis 2018.

Loin des discours médiatiques dominants, les mots d’ordre étaient clairs : stop à la destruction des services publics, à la loi Duplomb et à l’enrichissement des actionnaires sur le dos du peuple, appels à la démission d’Emmanuel Macron… Comme ailleurs, des blocages ont été décidés dans une ambiance mêlée de détermination à agir et de colère contre les politiques néolibérales qui mettent le peuple sur les rotules au profit des plus riches. Notre brève.

À Besançon, les habitants sur le pied de guerre pour le 10 septembre

Sur ce rond-point, les klaxons de soutien retentissent de nombreuses fois : voitures familiales, mais aussi camions, et même ambulances affirment leur soutien au mouvement du 10 septembre. Leurs saluts leur sont rendus par les participants de l’assemblée populaire, qui débattent des actions à mener mercredi prochain.

Ces participants sont divers. Anciens gilets jaunes, néo-militants, un certain nombre d’étudiants sont aussi présents : une assemblée générale étudiante a eu lieu lundi 8. L’information est passée, comme les autres, les étudiants ne veulent plus des politiques menées depuis 2017.

Des discussions ont lieu, des consensus se dégagent : les participants sont plutôt défavorables à l’idée d’une unique manifestation. La radicalité est à l’ordre du jour : une quasi-unanimité de l’assemblée adopte le blocage comme moyen d’action pour la semaine à venir.

Pour aller plus loin : Le 10 septembre monte en puissance – Après l’Élysée, panique à bord chez les renseignements généraux

De brefs échanges ont lieu : faut-il bloquer des entreprises stratégiques, des ronds-points ? Ce sont finalement ces derniers qui sont retenus, et un point de rendez-vous est donné pour mercredi matin. De son côté, l’assemblée générale étudiante devait trancher lundi 8 au soir sur ses modes d’action. Affaire à suivre. Une idée (applaudie) est déjà évoquée au mégaphone : le blocage des lieux d’études, contre la précarité étudiante, contre la sélection à l’université et pour un enseignement supérieur émancipateur.

Vu l’ampleur de mobilisations passées à Besançon (notamment contre la réforme des retraites), nul doute que le succès sera au rendez-vous pour ces blocages, contre Macron et son monde.

Par Alexis Poyard

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