Les macronistes proposent de geler les aides sociales pour « contenir les dépenses publiques », en pleine crise sociale. C’est le principe d’une « année blanche », option budgétaire vers laquelle penche largement François Bayrou : un gel des dépenses de 2026 à leur niveau de 2025, incluant donc les dépenses sociales. Face à ce gel, les 10 % les plus pauvres y perdraient 2 fois plus que les 10 % les plus riches.
C’est un choix de classe : punir les plus précaires pendant que les milliardaires continuent de profiter des cadeaux fiscaux. Un dispositif injuste, brutal et surtout profondément antisocial. C’est une attaque ciblée contre les plus précaires, les chômeurs, les allocataires, les retraités, en pleine crise sociale. Notre brève.
Une « année blanche » des aides sociales : la nouvelle idée de génie du gouvernement contre le peuple
On entend beaucoup parler d’« année blanche », ce gadget technocratique sorti du chapeau de Bruno Le Maire, ex-ministre de l’Économie, pour gratter 5 milliards sur le dos des plus modestes. 3,7 milliards ponctionnés aux retraités, 1,3 milliard sur les allocations, 1,2 milliard sur l’impôt. Parallèlement, 211 milliards d’euros sont versés chaque année aux entreprises sous forme de subventions, exonérations fiscales et allègements de cotisations, souvent sans condition, sans contrôle ni évaluation, selon le rapport d’une récente commission d’enquête à ce sujet.
L’insoumis Eric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a déjà dénoncé les inégalités croissantes que provoquerait ce dispositif, ainsi que ses effets néfastes sur l’économie. Face à cette politique de casse sociale du gouvernement Bayrou, les Insoumis et leurs députés comptent bien tout faire pour le faire tomber.

Pour aller plus loin : 200 milliards : le coût exorbitant des aides publiques aux entreprises
Par Dorian Illoul