Solidarité médiatique pour la délinquante Marine Le Pen, masculinisme sur CNEWS et l’IFOP contre Jean-Luc Mélenchon – La revue de presse de l’Insoumission

Le Pen. Solidarité des médias avec la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, culture du viol de Pascal Praud sur CNEWS, instituts de sondages en campagne contre Jean-Luc Mélenchon, commission d’enquête d’Antoine Léaument. Ce sont tout autant de séquences médiatiques ayant marqué la semaine, et bien d’autres, que l’Insoumission vous décrypte […]

Le Pen IFop CNEWS LFI

par

partager

Le Pen. Solidarité des médias avec la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, culture du viol de Pascal Praud sur CNEWS, instituts de sondages en campagne contre Jean-Luc Mélenchon, commission d’enquête d’Antoine Léaument. Ce sont tout autant de séquences médiatiques ayant marqué la semaine, et bien d’autres, que l’Insoumission vous décrypte dans sa revue de presse hebdomadaire de critique de l’officialité médiatique.        

Des médias de Bolloré aux journaux de Bernard Arnault, de BFM TV aux plateaux de Martin Bouygues, chaque jour est une occasion supplémentaire pour constater la partialité des médias dominants et leur acharnement contre la France insoumise.    

Indignations sélectives, censure, criminalisation des voix de la paix, choix partiaux des invités et sujets traités, désinformation, invectives constantes envers le mouvement insoumis… Telle est la réalité du journalisme de cour et d’éditorialistes d’extrême droite prêts à tout pour imposer leur agenda idéologique et conserver une place au chaud. Notre revue de presse.  

Condamnation de Marine Le Pen et de 23 autres membres du RN pour détournement de fonds publics : de la clémence et de la compromission des médias bourgeois

Ce lundi 31 mars, Marine Le Pen, le Rassemblement National et 23 autres des membres du parti ont été condamnés en première instance pour avoir détourné 4,1 millions d’euros d’argent public. 

Désormais bien loin du slogan « tête haute, mains propres » sur lequel son parti a longtemps cherché à prospérer, Marine Le Pen et les siens se sont immédiatement mis en ordre de bataille. Depuis une semaine, les voilà ainsi en train de répéter à qui veut l’entendre que certes le Rassemblement National et Marine Le Pen ont détourné plusieurs millions d’euros d’argent public, mais que finalement, la véritable victime, c’est bien Marine Le Pen !

Pour aller plus loin : Condamnation de Marine Le Pen : la France insoumise rappelle ses principes face à l’hypocrisie du RN

Si cette ligne de défense, prévisible, était bien le dernier recours de Marine Le Pen face à l’implacabilité du jugement de 152 pages qui la condamne, plus significative encore a peut-être été la réaction des médias dominants à cette condamnation, leur euphémisation systématique des délits commis par Marine Le Pen et les siens, au prétexte, pour autant légitime, de la discussion de l’opportunité de l’exécution provisoire des peines d’inéligibilité.

Ainsi le bal a-t-il commencé sur TF1, où, son siège encore chaud au tribunal correctionnel de Paris, Marine Le Pen s’est vue offrir celui du 20H. Bien qu’elle y ait été mise en extrême difficulté par son interviewer Gilles Boulleau, la question se pose néanmoins du sens politique de cette invitation. Il est en effet plutôt rare, pour n’importe quel autre justiciable que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, de se voir offrir la tribune du premier journal d’actualité du pays pour se poser en victime de sa propre condamnation.

Au même moment sur France 2, autre édition du 20 H, mais même compromission. Ainsi, Nathalie Saint-Cricq, fraîchement nommée directrice de la rédaction nationale de France Télévisions, déclare au sujet de la condamnation de Marine Le Pen : “Ce qui est sûr, c’est qu’on n’avait pas franchement besoin de ça dans la situation politique actuelle. Je précise que les juges avaient totalement le droit de prendre cette décision. On peut se dire simplement qu’ils ont un petit peu eu la main lourde”. 

Visiblement spécialiste en matière de délinquance financière et de droit électoral, Nathalie Saint-Cricq s’est ainsi rendue coupable de propos envers des magistrats de nature à mettre en danger leur sécurité. Comme le souligne notamment le communiqué produit par le Syndicat National des Journalistes de France Télévisions : “Commenter publiquement une décision de justice est encadré par l’article 434-25 du code pénal. Sans s’en soucier le moins du monde, la directrice a choisi de relayer la thèse d’un jugement problématique, disproportionné, politique”. Le SNJ-CGT évoque quant à lui une “prise de position inquiétante” d’une “multirécidiviste qui nuit à notre crédibilité

Pour aller plus loin : Nathalie Saint-Cricq nommée directrice de la rédaction nationale de France Télévisions : la soumission du service public au pouvoir continue

Même son de cloche sur les plateaux et les antennes des autres médias bourgeois. Ainsi par exemple de LCI – qui a notamment invité Jérôme Cahuzac, ancien ministre socialiste condamné en 2016 pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale pour intervenir sur le thème de “L’exemplarité” -, où l’éditorialiste Ruth Elkrief, s’estimant, elle aussi, plus compétente que les magistrats qui n’ont fait qu’appliquer la loi votée par le Parlement, évoque la responsabilité des juges ayant condamné Marine Le Pen dans la “Trumpisation” de la société.

Là encore, si le débat autour de la question de l’exécution provisoire de peines d’inéligibilité et le droit absolu au recours d’un jugement est légitime, la critique de magistrats de nature à les mettre en danger est inacceptable.

Capture decran 2025 04 07 a 16.25.22

De manière générale, l’ensemble des médias dominants, CNEWS en tête, ont multiplié la diffusion de témoignages de “citoyens” calqués sur les éléments de langage du RN, relayant les informations personnelles sur la magistrate ayant condamné Marine Le Pen, aggravant du même coup la possibilité de violences à son encontre. Le député de la France insoumise Aurélien Saintoul a d’ailleurs saisi l’ARCOM au sujet du dispositif de propagande mis en place par CNEWS pour défendre la délinquante Marine Le Pen.

Capture decran 2025 04 07 a 16.28.24

« Beaucoup de femmes n’ont pas eu la chance d’être regardées par les hommes et nourrissent un sentiment de revanche » – Pascal Praud ou l’éloge du masculinisme

Ce 4 avril sur CNEWS, à peine 15 secondes auront suffi à Pascal Praud pour déverser parmi les pires sous-entendus et justifications de la culture du viol. Alors qu’a été votée ce mardi 1er avril à l’Assemblée nationale l’inscription de la notion de consentement dans la définition pénale du viol, voilà que Pascal Praud anime une émission où se répend le pire des arguments masculinistes pour s’opposer à cette immense avancée dans la lutte pour les droits des femmes.

L’animateur lui-même se fend d’une tirade abjecte de justification de la pensée masculiniste. Ainsi la libération de la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles serait le fait de “beaucoup de femmes” qui nourriraient un “sentiment de revanche”, un désir de “vengeance” pour n’avoir “pas eu la chance d’être regardées par des hommes”. 

Usage du vocabulaire de l’émotionnalisation de la parole des femmes pour décrédibiliser le fondement et la raison de leur combat, définition de la femme comme objet du désir de l’homme, mise en doute de la parole des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles : tout y est, et tout y est à vomir.

Face à cet éloge de la pensée masculiniste, la députée de la France insoumise Gabrielle Cathala a annoncé saisir l’ARCOM.

AD 4nXcN58jdsTi 6lSsX17vWAuBaRrvXWJ cwYZDcZYf jT 4mqUxa3cYNV15YuuHwQwCEl3Hu1U3msFuEmMPwoolwV3KEve9KpZBHt3SW0wcOEaDgyHgvht32F4K4N3L

https://x.com/L_insoumission/status/1908110575827108039

Les manipulateurs sont de retour : l’IFOP en campagne pour effacer Jean-Luc Mélenchon

Les chiffres sont accablants : à 30 jours du premier tour en 2022, les sondages de l’IFOP sous-estimaient Jean-Luc Mélenchon de 8 points (14 % prévus vs 22 % réels). Tout au long des 1424 jours de sondages de l’élection présidentielle, une manipulation grossière vise à marginaliser la gauche de rupture et à gonfler à l’hélium le Rassemblement National. Leur méthode magique ? Sous-estimer systématiquement le leader insoumis.

Pendant les élections législatives de 2024, 27 sondages sur 27 annonçaient la victoire du Rassemblement National et Bardella à Matignon.

Pour aller plus loin : Sondages IFOP : en campagne pour effacer Jean-Luc Mélenchon

Aujourd’hui, les sondages commencent déjà à se frayer un chemin dans le champ médiatique pour l’élection présidentielle de 2027, et ils récidivent. Les manipulateurs de l’opinion publique sont de retour. Leurs sondages sont des campagnes.

Commission d’enquête LFI sur l’organisation des élections en France : le premier bilan du député Antoine Léaument sur le rôle des médias et des instituts de sondage

En octobre dernier, à l’initiative du groupe de la France insoumise à l’Assemblée nationale, a été créée une commission d’enquête sur l’organisation des élections en France. 

Dans ce cadre, la commission a notamment commencé à faire la lumière sur le rôle des médias et des instituts de sondage sur le résultat des élections : lourds défauts de redressement dans les sondages, discours de Jean-Luc Mélenchon passés en pleine nuit par les médias pour contourner leurs obligations d’égalité de temps de parole, des sondages qui se trompent au moins une fois sur deux dont 27 fois sur 27 lors des dernières élections législatives sans être remis en question etc.

Le rapporteur de la commission, le député de la France insoumise Antoine Léaument, fait cette semaine un premier bilan de la commission d’enquête dont L’Insoumission relaie sur ses réseaux sociaux les extraits le plus marquants depuis son commencement.

Vous pouvez notamment retrouver ce premier bilan sur YouTube en cliquant ici.

Par Eliot Martello-Hillmeyer

sur le même sujet

La dynamique de Mélenchon s’amplifie : ce sondage le donne à 16 %, au second tour face à Marine Le Pen
Montage truqué et attaques suprémacistes coordonnées contre Imane El Hamzaoui 
Scandale – La loi « permis de tuer », inspirée du FN de Jean-Marie Le Pen, en train d’être passée en force par le gouvernement
Le RN et Le Pen : parti de voleurs d’argent public 

Rechercher