« Les premiers violents, c’est vous » : Monsieur Véran, Madame Bergé, face à votre violence sociale, on marche le 16 octobre

Marche du 16 octobre contre la vie chère et l’inaction climatique : Olivier Véran dénonce un « appel à la violence sociale » de Jean-Luc Mélenchon. Pour Aurore Berger, le leader de la gauche ne serait « pas crédible pour continuer à être un homme politique ». 12 millions de personnes en précarité énergétique qui vont avoir froid cet hiver malgré les cols roulés des ministres, 8 millions de Français qui ont besoin de l’aide alimentaire pour manger, 3 millions d’enfants pauvres dans la 6ème puissance du monde, 300 000 sans abris, 14 000 morts du chômage, 2 000 morts de la rue, 1 200 morts au travail… Quand, « en même temps », 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de Français ? Monsieur Véran et Madame Berger qui n’est pas crédible pour continuer la politique ? La plus grande violence, c’est la vôtre.

La plus grande violence, c’est celle de l’exploitation du capital, la violence sociale de tous les jours, invisible. La plus grande violence, c’est celle de devoir se lever tous les matins en macronie. La plus grande violence, c’est votre politique en faveur des ultras riches depuis 5 ans, les 500 familles ont doublé leur fortune avec vous, quand le peuple se partage des miettes toujours plus petite avec l’inflation. La plus grande violence, c’est votre alliance avec le RN contre l’augmentation du SMIC, le blocage des prix, le gel des loyers, « et en même temps » la taxe sur les super-profits. La plus grande violence, c’est votre inaction climatique. La plus grande violence, c’est de repousser la retraite à 65 ans. Contre votre violence sociale, marchons le 16 octobre. « Les premiers violents, les provocateurs, c’est vous ! » criait l’Abbbé Pierre. L’Abbé Pierre appelait il à la violence sociale ? Voici ses mots. À bon entendeur.

« Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, et qui ayant tout disent avec une bonne figure “Nous qui avons tout, nous sommes pour la paix !”, je sais ce que je dois leur crier à ceux-là : les premiers violents, les provocateurs, c’est vous !

Quand le soir, dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscients, au regard de Dieu, que n’en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de sortir de son désespoir.

Mais nous ne trompons pas, il n’y a pas de violence qu’avec des armes, il y a des situations de violences.

Il y a tel et tel peuple du monde que je connais très bien, où j’ai été tant de fois et où il n’y a plus aucune espérance pour la foule des plus petits. Aucune espérance d’apprendre à vivre. Et j’avais crié, vous les riches – il y a des riches qui sont honnêtement riches – vous avez le devoir de dépenser.

Ceux qui stockeraient dans des coffres de banque de l’or, des bijoux, qui les accumuleraient comme un trésor. Car la fortune dans les temps d’épreuve doit être partagée, venant au secours en créant des entreprises viables pour donner de l’emploi et du salaire. »