Vaccins Covid-19 : 65 000 dollars par minute dans la poche de Pfizer, BioNTech et Moderna

Alors que la menace d’une 5ème vague est répétée sur toutes les chaines d’infos, certains groupes pharmaceutiques continuent de se gaver sur la vente de leur vaccin au détriment des populations des pays pauvres. Face à ce constat la solution est simple : c’est la levée des brevets, comme l’appellent Jean-Luc Mélenchon et de nombreuses ONG de leurs vœux depuis de longs mois. Notre article.

Le constat : les groupes pharmaceutiques profitent de la crise pour s’enrichir

People’s Vaccine Alliance, organisme militant pour une meilleure répartition des vaccins à travers le monde, a récemment sorti une étude basée sur les résultats publiés par les entreprises Pfizer, BioNTech et Moderna. Le constat est édifiant ; à elles trois, ces entreprises tirent un profit de 65.000 dollars par minute. Si ces laboratoires pharmaceutiques peuvent tirer des profits si importants, ce n’est pas par hasard ; cela débouche d’un choix politique et économique. En effet, ces entreprises préfèrent vendre l’immense majorité de leurs doses de vaccins aux pays les plus riches, au détriment de pays moins développés, dont le taux de vaccination est pourtant encore très faible (Moins de 1 % de la population est entièrement vaccinée dans les pays à faible revenu, contre 55 % dans les pays riches), et qui devraient donc être prioritaires dans l’accès aux doses de vaccin.

Tous les grands groupes pharmaceutiques ne font cependant pas le choix de tirer autant de bénéfices de la crise sanitaire et AstraZeneca ainsi que Johnson & Johnson vendent pour l’instant leurs vaccins à prix coûtant.

La solution : la levée des brevets !

Cela fait longtemps que La France insoumise le demande, et elle n’est pas la seule ; de nombreuses associations, c’est par exemple le cas de Amnesty International ou de Oxfam, militent également pour la levée des brevets. Maaza Seyoum de la branche africaine de People’s Vaccine Alliance et African Alliance, dénonce également cette situation ; « Il est indécent que quelques entreprises empochent des millions de dollars de bénéfices chaque heure, alors que seulement 2% des personnes dans les pays à faible revenu ont été entièrement vaccinées contre le coronavirus« .

Dans son dernier rapport intitulé Une double dose d’inégalité. Les laboratoires pharmaceutiques et la crise des vaccins contre le COVID-19, l’ONG Amnesty International a évalué six des sociétés qui tiennent le sort de milliards de personnes entre leurs mains : AstraZeneca, BioNTech SE, Johnson & Johnson, Moderna, Novavax et Pfizer. Les résultats, bien que prévisibles, n’en demeurent pas moins inadmissibles ; toutes les sociétés évaluées ont refusé de participer aux initiatives coordonnées au niveau international pour accroître l’approvisionnement mondial en vaccin grâce à un partage de savoir-faire et de technologie. Elles ont également opposé leur refus à la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle.

La levée de ces brevets est indispensable, car elle permettrait à tout les laboratoires qui en ont les moyens techniques de fabriquer des vaccins, et donc nous permettrait de sortir pour de bon de cette crise, sans laisser les pays les moins riches sur le carreau.

Nous ne pouvons plus laisser les laboratoires pharmaceutiques s’enrichir sur cette crise, au détriment de vies humaines. Exigeons la levée des brevets !