Mélenchon. Personne n’est de trop, rappelait Jean-Luc Mélenchon hier dans son meeting à Clermont-Ferrand. Le message semble être bien passé au vu des plus de 10 000 participants, dont une partie a dû rester dehors puisque la salle débordait. Au lendemain de cette nouvelle démonstration de force, que ses concurrents sont incapables de surpasser, le leader insoumis est qualifié au second tour dans tous les scénarios d’après un sondage Harris paru aujourd’hui.
C’est donc un nouvel événement heureux qui s’ajoute à la pile des insoumis. Il y a deux semaines, un autre sondage, de Cluster17, donnait l’insoumis à 20 % dans les sondages. Les étoiles continuent d’être alignées. Pour rappel, à la même période, en septembre 2021, le leader insoumis était testé entre 8% et 10 % dans les sondages avant de réaliser 22 % à l’élection présidentielle de 2022, à un point du second tour.
Ces sondages, que chacun sait biaisés et manipulés par leur sous-estimation permanente de LFI, ne parviennent plus à cacher la puissante dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des estimations et des pronostics de cette machine sondagière, d’autres indicateurs plus sérieux et fiables décrivent une réalité unanime. La barre des 400 000 soutiens populaires à Jean-Luc Mélenchon a été franchie le jeudi 8 octobre.
Ces deux dernières semaines, 20 000 personnes supplémentaires ont apporté leur soutien, dont 30 % de 18-24 ans et 30 % de 25-34 ans. Cet afflux de la jeunesse ne tombe pas du ciel. Il est le résultat de l’identification des jeunes lycéens et étudiants à Jean-Luc Mélenchon et aux Insoumis, pour leur soutien aux revendications et leur présence physique en protection face aux sauvageries de la police. Sur le fond, le leader insoumis a déroulé hier ce que feront les insoumis dès 2027 : abolition de Parcoursup, droit de vote à 16 ans, respect pour la filière professionnelle et tant d’autres horizons pour que « demain soit entre nos mains ».
Au total, des dizaines de milliers de personnes rejoignent la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour en devenir acteurs et militants : 26 000 personnes au meeting du 7 juin à Saint-Denis, 10 000 aux AMFIS, 12 000 à la braderie de Lille, la Fête de l’Humanité, et depuis hier les plus de 10 000 participants au meeting de Clermont-Ferrand.
D’autres chiffres ont été rappelés par Manuel Bompard, en conférence de presse il y a deux semaines : 140 000 personnes sont membres d’un groupe d’action, 800 nouveaux groupes d’action se sont constitués, 17 millions de tracts ont déjà été distribués et plus d’un million d’affiches ont été collées. Notre brève.
« Je serai au second tour de l’élection présidentielle. Et nous gagnerons, car la France n’est pas un pays fasciste ou raciste. » – Jean-Luc Mélenchon
Qui sont les nouveaux partisans de l’insoumission ? Sur les blocus et dans les assemblées générales, l’écoute des interventions et la lecture des pancartes montrent à quel point l’osmose entre le mouvement en cours et l’insoumission est bien perceptible. « Ce n’est pas LFI qui nous commande. On votera Mélenchon car c’est le seul qui nous soutient, et comprend nos revendications », témoignaient des élèves du lycée Jean-Jaurès à notre micro.
Comment s’en étonner lorsque, sur l’échiquier politique, seul Mélenchon considère les jeunes pour ce qu’ils font, des adultes capables de réfléchir et d’exprimer des idées et des revendications qu’il faut respecter ? Il est aussi le seul dirigeant à ne pas avoir eu la main qui tremble pour dénoncer la répression sauvage et totale, planifiée par Nunez. Sa consigne de « ne donner aucune consigne de retenue » devra être retenue car elle le rend responsable des mutilations et des violences en série.
La tonalité est la même dans les établissements à Paris, qui ont suivi le mouvement parti des banlieues. « On votera Mélenchon car on veut du changement ! C’est le seul qui nous soutient et a des propositions concrètes pour les jeunes ! On est le gouvernement de demain ! » déclarait une étudiante de l’université Paris Panthéon-Assas, établissement réputé pour être rarement du côté de la barricade, prompt à l’insoumission. Les contours du changement sont connus : Parcoursup, ce système mis en place par une loi dont Attal était le rapporteur, doit être aboli. Le droit de vote sera abaissé à 16 ans. L’Éducation nationale sera reconstruite.
Et lorsqu’on prête attention aux évènements organisés par LFI, les équipes de l’Insoumission ont recueilli des témoignages, qui montrent la grande diversité des raisons amenant à rejoindre et à militer pour faire gagner Jean-Luc Mélenchon et transformer la société. « Je vais voter Mélenchon car je n’en peux plus, tout est plus cher. On est à bout. On a toutes les raisons de se révolter », témoignaient deux jeunes devant le stand LFI à la Fête de l’Humanité. Dans les cortèges contre la loi Permis de tuer, la même exaspération s’exprimait : « Il n’y a plus de démocratie en France. On ne nous écoute pas. Tout est plus cher. Je vais voter Mélenchon en 2027 pour que ça change ».
Dans les groupes d’action insoumis, ces nouveaux insoumis sont déjà passés à l’action, forts de nouveaux soutiens liés à la révolte en cours. Les porte-à-porte géants pour convaincre s’enchaînent encore en cadence pour augmenter le niveau de participation, faire inscrire sur les listes électorales et convaincre qu’un autre monde est possible. Sur les blocus, les mentions de « Mélenchon 2027 » sont fréquentes. Opération téléguidée ? Non, simplement, une jeunesse politisée, qui comprend que son intérêt de classe est du côté de l’insoumission.
Dans les groupes d’action et assemblées générales insoumises, déjà aussi, des discussions s’amorcent sur les suites de la victoire, et la façon de transformer la société en maintenant un haut niveau de mobilisation face aux forces anti-insoumises. Dépassés par cette campagne puissante de l’avis général ou agacés par l’incompétence de leurs candidats, des éditorialistes anti-LFI reconnaissent à intervalles réguliers la force et l’efficacité du mouvement insoumis et de son leader.
Sur les plateaux, plus une semaine ne passe sans que les mêmes mots reviennent : « Jean-Luc Mélenchon fait une très bonne campagne. Il est très puissant. Il rassemble sur des sujets. Il sait faire. », ou des éloges sur la capacité de l’insoumis à imposer des thèmes dans le débat public : les écorégions, reprises par l’absurde en écocontinents par Gabriel Attal, mettre la « dette au frigo », qui a fait réagir jusqu’au FMI, ou encore le blocage des prix pour que cesse le racket de Total à la pompe. Autant de thèmes qui élèvent le débat, la discussion sur le fond des sujets avant que le programme retravaillé par Clémence Guetté et Hadrien Clouet soit rendu public le 6 novembre, la veille de la grande convention insoumise prévue le 7 novembre.
C’est là aussi une autre démonstration de force et d’organisation de LFI. Déjà, de nombreuses propositions sont connues et circulent à la vitesse de la lumière. Abrogation de Parcoursup, droit de vote à 16 ans, blocage des prix à 1,70 euro le litre d’essence, blocage des marges des raffineurs, hausse du SMIC à 1700 euros net, hausse des salaires, taxation des superprofits, écorégions pour la planification écologique, référendum révocatoire en passant à la 6ᵉ République, suspension de l’accord UE-Israël. Ce sont autant de mesures qui convainquent et permettront de transformer la société, de fond en comble. Vous voulez rejoindre la campagne ? Rendez-vous sur http://melenchon2027.fr.
Sylvain Noel, directeur des publications
Pour aller plus loin : À Clermont, Mélenchon soutient la jeunesse révoltée devant plus de 10 000 personnes, nouvelle démonstration de force insoumise
