LFI/Bally Bagayoko. Ce lundi, en début de soirée, un homme menace les passants du centre-ville de Saint-Denis. Armé d’un fusil, il menace « de tirer sur ceux qui voteraient LFI » et vise directement le maire insoumis de la ville, Bally Bagayoko, que les services de l’État n’ont pas jugé bon de tenir informé avant qu’il n’apprenne les faits par voie de presse.
Face à cette nouvelle alerte sur la violence dont la France insoumise, ses militants et ses représentants sont aujourd’hui les cibles, le gouvernement, les élus de la réaction et les médias bourgeois restent absolument muets. Un silence assourdissant destiné à masquer leur responsabilité dans un climat de haine qui, tôt ou tard, ne saurait aboutir qu’à un drame. Notre brève.
Un nouveau cap franchi dans la violence anti-LFI : silence complice du camp bourgeois-réactionnaire
Attentats déjoués, agressions physiques, dégradations de locaux, menaces de mort, matraquage judiciaire, appels au meurtre, insultes, divulgation de fausses informations, harcèlement… Tel est le lot quotidien des élus, représentants et militants de la France insoumise depuis de nombreuses années. En cause, une vaste et durable campagne d’acharnement menée contre le mouvement insoumis par les capitalistes de tous poils et leurs relais politico-médiatiques. De BFM TV à CNEWS, de la Macronie au Rassemblement national, pas une occasion n’est manquée pour salir, insulter, calomnier la France insoumise.
Depuis plusieurs mois, le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est devenu une cible privilégiée de la haine raciste instrumentalisée par les adversaires de la France insoumise. Ce lundi 14 septembre à Saint-Denis, la déambulation armée d’un homme menaçant directement Bally Bagayoko et les électeurs insoumis en est une conséquence indéniable.
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Pourtant, le silence du gouvernement, de ses alliés et de ses relais politico-médiatiques, d’habitude si prompts à s’émouvoir de la moindre fausse information qui puisse servir leur narratif sécuritaire et islamophobe, demeure accablant. Pire encore, les services de l’État n’ont pas jugé bon de tenir informé Bally Bagayoko avant qu’il n’apprenne les faits par voie de presse.
Ce silence est une preuve de plus, s’il en fallait encore, que la violence n’a d’importance pour le camp bourgeois-réactionnaire qu’en fonction de vers qui elle est tournée, par qui elle est perpétrée, et si, oui ou non, elle peut servir ses propres intérêts.
Communiqué de presse de Bally Bagayoko
« J’ai appris par voie de presse les faits de violence survenus ce lundi, ainsi que les menaces de mort proférées, notamment contre les soutiens de la France Insoumise et à mon encontre, par un individu muni d’une arme.
Je prends ces faits très au sérieux et je regrette de ne pas avoir été averti par les services de l’État.
Cet événement est la conséquence des déferlements d’attaques racistes, d’injures et de menaces dont je suis, avec la France insoumise, quotidiennement la cible. Ces attaques participent à installer, au fil du temps, un climat où la violence verbale, l’intimidation et la haine tendent à se banaliser — notamment lorsqu’un trait d’égalité est posé entre un parti politique de gauche et le RN, d’extrême droite.
Cette banalisation n’est jamais sans conséquence. Elle contribue à rendre acceptables des comportements qui ne devraient jamais l’être et crée un environnement dans lequel les passages à l’acte peuvent plus facilement survenir. Il est urgent d’y mettre un terme.
Je m’interroge par ailleurs sur le silence de l’État, des ministres, des élus et des médias face à cet épisode. Je ne peux m’empêcher de penser que si des menaces de mort de cette nature avaient visé d’autres élus, le traitement en aurait sans doute été bien différent.
Cet acte ne m’éloignera en rien de mes missions. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné leur soutien au cours des dernières heures. J’appelle les services de l’État et l’ensemble des acteurs concernés à établir toutes les responsabilités et à faire toute la lumière sur cette affaire. »
