Municipales 2026 – À Meaux, l’insoumise Amal Bentounsi compte bien rendre la ville à ses habitants

À Meaux, à quelques semaines des élections municipales, la dynamique de la campagne insoumise s’intensifie encore un peu plus. Ce mercredi 4 février, salle comble pour une réunion publique intitulée « Redonner vie à nos services publics » en présence de Mathilde Panot et de la candidate à la mairie de Meaux, Amal Bentounsi. Depuis […]

Meaux Amal Bentounsi

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À Meaux, à quelques semaines des élections municipales, la dynamique de la campagne insoumise s’intensifie encore un peu plus. Ce mercredi 4 février, salle comble pour une réunion publique intitulée « Redonner vie à nos services publics » en présence de Mathilde Panot et de la candidate à la mairie de Meaux, Amal Bentounsi.

Depuis plusieurs mois, les échanges se multiplient dans les quartiers, sur les marchés, au pied des immeubles, et les militants insoumis entendent en permanence le même constat de la part des habitants : la mairie semble lointaine, les décisions difficiles à comprendre, et la vie quotidienne toujours plus difficile. Dans une ville marquée par une forte abstention et par trente années de baronnie de Jean-François Copé, cette réunion publique a été l’occasion de rappeler que la politique locale peut changer très concrètement la vie, lorsqu’elle s’attaque aux vraies priorités : se loger, se nourrir, se déplacer, éduquer ses enfants.

Dégradations et privatisations du service public : un chaos social et démocratique organisé par le maire en place depuis 30 ans, c’est dans ce contexte que s’élance la campagne d’Amal Bentounsi. Avec un mot d’ordre : rendre la ville aux Meldois et aux Meldoises. Notre article.

« Le service public, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas » – Amal Bentounsi, candidate LFI à Meaux

Amal Bentounsi l’a rappelé : « le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ». Or, ce patrimoine est aujourd’hui fragilisé par les restrictions budgétaires nationales, mais aussi par des choix locaux qui ont progressivement éloigné la municipalité des besoins essentiels des habitants.

De nombreuses familles à Meaux sont confrontées à la précarité, mais l’accès à une alimentation saine ne devrait jamais dépendre du niveau de revenu. La candidate a rappelé le rôle central que peuvent jouer les communes dans l’accès à une alimentation saine et abordable. Notamment au travers de la nomination d’un-e élu-e dédié-e à l’alimentation de qualité et à l’agriculture durable, l’instauration de deux repas végétariens par semaine dans les cantines scolaires et un travail de fond pour aller vers la mise en place, à terme, d’une sécurité sociale de l’alimentation.

Un des candidats présents sur la liste d’Amal Bentounsi, Mehdi, professeur des écoles, a abordé la question de l’éducation. « La dignité commence dès le plus jeune âge, dans la salle de classe et dans l’assiette. » : en référence à notre projet d’une école égalitaire assurant l’égalité des chances et à notre proposition d’une cantine gratuite à 100 % bio et locale.

Enfin, l’éducation passe aussi par la place laissée aux jeunes dans la ville. La liste de La France insoumise veut créer des maisons de quartier et des antennes de jeunesse dans chaque quartier et garantir un accès équitable au sport et à la culture pour tous les jeunes.

Pour aller plus loin : Municipales 2026 – Manuel Bompard et Allan Brunon font salle comble pour faire gagner la liste « Faire mieux pour Grenoble »

Puis la question du logement. À Meaux, du loyer devenu inaccessible aux logements insalubres, jusqu’au sans-abrisme, le logement est devenu un non-droit.

Amal Bentounsi défend la création d’un service municipal du droit au logement, un plan de lutte contre le sans-abrisme, et une action déterminée de la mairie pour lutter contre la hausse des loyers et accompagner les habitants dans leurs démarches. Cette question a occupé une place centrale dans les échanges. Face aux loyers en hausse, aux logements vacants et aux difficultés croissantes pour se loger dignement, la campagne insoumise propose d’utiliser pleinement les pouvoirs de la commune pour encadrer, réquisitionner si nécessaire et accompagner les habitants dans leurs démarches.

L’objectif affiché : en finir avec une baronnie qui a confisqué la ville

1,2 millions d’euros. Soit une hausse de 400 % en 4 ans. C’est le budget alloué aux cérémonies et aux festivités. Une honte quand est constatée en parallèle une dégradation des services publics, comme si l’argent manquait. Il ne manque pas, et les insoumis ont bien prévu de l’utiliser au profit de toutes et tous.

Derrière ce désastre, une réalité politique plus large s’est imposée dans les échanges : Meaux est dirigée par la même équipe depuis près de trente ans. Pour de nombreux habitants, cette longévité a installé une forme de résignation. Comme si la mairie n’était plus un espace de décision collective, mais un pouvoir installé, qui fonctionne en vase clos.

Dans ce contexte, la campagne insoumise veut incarner une rupture, mais aussi une méthode nouvelle : redonner la parole à celles et ceux qui ne l’ont plus.

Mathilde Panot insiste : « Ils ont peur que les gens se réapproprient la politique, mais le peuple est de retour en politique et il n’en repartira pas. »

C’est bien de cela qu’il s’agit. Le service public, c’est la présence concrète de la République dans la vie des gens. Notre campagne ne parle pas seulement d’alternance politique, mais représente concrètement une alternative visant à remettre la ville au service de celles et ceux qui y vivent, et à refaire des services publics la priorité absolue.

« La République ne doit pas s’arrêter aux portes de certains quartiers »

La candidate insoumise, fondatrice du collectif « Urgence notre police assassine », a vu naître son engagement dans un combat plus large pour la dignité, la justice sociale et la reconquête démocratique au sein des quartiers populaires, à partir des luttes contre les violences policières et pour la dignité des habitants souvent oubliés des politiques publiques.

Cette trajectoire donne aujourd’hui une tonalité particulière à sa campagne municipale : partir du vécu réel des habitants, en prenant en compte les différences parfois très marquées entre certains quartiers, pour reconstruire des services publics.

Car à certains endroits, là où les centres sociaux, les maisons de quartier, les services municipaux et les structures d’accompagnement se raréfient, la présence policière, elle, demeure très visible. Pour beaucoup d’habitants des quartiers populaires, le visage le plus fréquent du service public n’est plus celui du service, mais celui du contrôle.

Mais la candidate insoumise est claire : partout où le service public recule, c’est la République qui recule. « La République ne doit pas s’arrêter aux portes de certains quartiers », rappelle-t-elle à la fin de son intervention. Cela signifie réinvestir ces territoires non pas par le contrôle, mais par les services, par la présence humaine, par des équipements accessibles et par l’investissement dans une police de proximité qui ait un rôle de médiation.

Rendre la ville à ses habitants, c’est aussi cela : faire en sorte que, partout à Meaux, 1 voix vaille 1 voix, un quartier vaille un quartier, et qu’au travers de cela, les Meldois-es se réapproprient leur ville.

Par Noémie Dubois

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