L’adoption de la proposition de loi insoumise de nationalisation d’ArcelorMittal a redonné espoir et fierté aux 80 000 salariés qui dépendent du groupe sidérurgiste. Sur le terrain, la grève s’est engagée depuis mardi 2 décembre. La CGT dénonce le groupe « capable de verser des milliards de dividendes aux actionnaires » mais « qui n’a jamais d’argent pour ceux qui bossent ».
Lors de la niche parlementaire de la France insoumise, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi insoumise de nationalisation des actifs français d’ArcelorMittal. Une première depuis 1982 dans le pays. Non seulement historique, la proposition a aussi un caractère d’urgence. Reconnue comme seule voie pour sauver l’acier français, et l’ensemble de l’industrie qui en dépend, elle permettra de lancer les investissements dans la décarbonation.
Un vote acquis malgré l’obstruction massive du Rassemblement national, qui a tenté d’empêcher l’adoption du texte pendant de longues heures dans l’hémicycle. Les insoumis exigent désormais que le gouvernement respecte le vote de l’Assemblée nationale en inscrivant à l’ordre du jour du Sénat la proposition de nationalisation, puis, en donnant à l’Assemblée nationale le dernier mot. Sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a salué l’entrée en grève des salariés : « Après avoir obtenu le vote de la nationalisation de l’entreprise avec la loi présentée en leur nom par LFI, les sidérurgistes se mettent en mouvement de grève accompagnés avec la CGT. Totale solidarité ». Notre brève.
Pour aller plus loin : ArcelorMittal : grâce à LFI, l’Assemblée nationale approuve la nationalisation pour éviter l’effondrement de la sidérurgie
« ArcelorMittal Dunkerque. La grève est engagée sur le terrain. […] Totale solidarité ! » – Jean-Luc Mélenchon
