10 septembre – Multiplication des rassemblements et points de mobilisation depuis l’aube, la police de Macron déjà déchaînée : point sur la journée de mobilisation à 11 heures

Pendant des semaines, des assemblées citoyennes ont préparé activement la journée de mobilisation de ce mercredi 10 septembre. Hier, après la chute et le départ forcé du Premier ministre usurpateur François Bayrou, Emmanuel Macron a décidé de le remplacer par un proche parmi ses proches : le réactionnaire homophobe Sébastien Lecornu. Par la nomination d’un homme […]

10 septembre

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Pendant des semaines, des assemblées citoyennes ont préparé activement la journée de mobilisation de ce mercredi 10 septembre. Hier, après la chute et le départ forcé du Premier ministre usurpateur François Bayrou, Emmanuel Macron a décidé de le remplacer par un proche parmi ses proches : le réactionnaire homophobe Sébastien Lecornu. 

Par la nomination d’un homme qui poussera peut-être plus loin encore le matraquage social du projet de budget ayant causé la chute de François Bayrou et à l’encontre duquel les premiers appels à se mobiliser ont trouvé à résonner, Emmanuel Macron frappe son geste des sceaux du cynisme et de l’inconscience. Aujourd’hui peut-être plus que jamais, sa démission ou sa destitution, revendication unanime au sein du mouvement social et approuvée à plus de 67 % par l’ensemble des Français, s’impose comme une urgence.

Depuis le petit matin, des dizaines de milliers de Françaises et de Français sont mobilisés partout dans le pays pour réclamer le départ du forcené de l’Élysée et défendre l’espoir d’une vie meilleure. Une mobilisation appelée à croître au fil des heures que L’Insoumission a déjà largement commencé à relayer et relaiera en direct toute la journée, sur son site et sur ses réseaux sociaux. Point sur la mobilisation aux alentours de 11 heures. Notre brève.

Pour aller plus loin : 10 septembre – Retrouvez les mobilisations près de chez vous

10 septembre – Depuis au moins 5 heures du matin, blocages et points de mobilisation se multiplient partout dans le pays

Depuis tôt ce matin, les points de blocage et de rassemblement se multiplient. Parmi les premiers à ouvrir le bal de la mobilisation, des points de blocage à Caen, Rouen, Pau, au dépôt de bus RATP du 18ᵉ arrondissement de Paris ou à la porte d’Aubervilliers. Dès le début des blocages, à l’image de la députée Alma Dufour présente à Saint-Étienne-du-Rouvray, militants et parlementaires de la France insoumise sont déjà présents en masse en soutiens aux personnes mobilisées. 

Partout dans le pays, à Tours, Chambéry, Amiens, Rennes, Lille, en plusieurs points de Marseille, à Touët-sur-Var, Toulouse, Caen et aux abords de Paris, les blocages réussis de ronds-points et axes routiers se comptent par centaines. 

Plusieurs entrepôts de multinationales, magasins de grands groupes alimentaires et lieux de production, à l’image de l’entrepôt logistique Amazon de Lauwin-Planque, du Carrefour de Saint-Denis ou du centre de tri ménager de Saint-Ouen, sont bloqués depuis ce matin avec une revendication commune : le départ d’Emmanuel Macron.

La jeunesse aussi se mobilise déjà massivement avec le blocage de déjà près de 100 lycées partout dans le pays où élèves, parents d’élèves et membres du personnel en grève se tiennent côte-à-côte. Même détermination dans les universités – comme à Paris ou à Besançon – et devant les hôpitaux et de nombreux services publics où les militant·es et parlementaires insoumis·es sont déjà présent·es en nombre pour soutenir les travailleurs et travailleuses en lutte du secteur public.

Au-delà même des actions de blocages, plusieurs rassemblements et cortèges massifs défilent dans les rues du pays, de Toulouse à Porte de Vincennes, du parvis de la CGT de Montreuil aux boulevards de Marseille.

Depuis ce matin, la police et la BRAV-M chauffées à blanc par Retailleau

Hier et avant-hier, le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Retailleau appelait à mots à peine couverts à la violence des forces de l’ordre, mobilisées dans des proportions numériques hallucinantes, envers les personnes mobilisées.

Et elles n’ont pas trainé. Depuis le petit matin à Porte de la Chapelle où les troupes de Bruno Retailleau ont tabassé et matraqué des manifestants pacifiques, l’Élysée compte sur la répression pour contrer les près de 70 % de Français exigeant la démission de son locataire.

Ainsi par exemple, au-delà des déjà près de 100 interpellations sans justificiation à l’heure où nous écrivons ces lignes, les mêmes scènes de violence envers des manifestants pacifiques ont déjà été attestées à Aubervilliers, Lyon, Poitiers, dans plusieurs points de Paris, Toulouse ou encore Marseille. La BRAV-M, milice personnelle désignée d’Emmanuel Macron, charge et tabasse des lycées et des cortèges pacifiques, interrompt des interviews de syndicalistes en plein direct à la télévision et tente d’empêcher la presse de filmer.

La mobilisation est jusqu’à présent spectaculaire aux quatre coins du pays et des secteurs de la société. La répression macroniste témoigne de la crainte des tenants du pouvoir face à une situation qu’ils ont eux-mêmes causée. Et ils ont raison. Tout au long de la journée, L’Insoumission continuera à suivre et à relayer la mobilisation en direct sur son site et ses réseaux sociaux. 

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