💶📉 LOI DE FINANCES 2021 : TOUJOURS PLUS DE CADEAUX AU GRAND CAPITAL (06/10/20)

Interventions de Danièle Obono, mardi 6 octobre 2020, lors de l’examen en commission du projet de loi de finances 2021 NON Ă€ LA RÉDUCTION DES IMPĂ”TS FONCIERS LOCAUX Nous demandons la suppression de l’article 4 qui prĂ©voit la rĂ©duction de deux impĂ´ts locaux fonciers : la CFE (cotisation foncière des entreprises) et la TFPB (taxe […]

par

partager

Interventions de Danièle Obono, mardi 6 octobre 2020, lors de l’examen en commission du projet de loi de finances 2021

NON À LA RÉDUCTION DES IMPÔTS FONCIERS LOCAUX
Nous demandons la suppression de l’article 4 qui prévoit la réduction de deux impôts locaux fonciers : la CFE (cotisation foncière des entreprises) et la TFPB (taxe foncière sur les propriétés bâties).

IL FAUT DES AIDES AUX ENTREPRISES MIEUX CIBLÉES
Nous demandons la suppression des articles 5 et 6 qui neutralisent temporairement l’imposition des plus-values issues de la réévaluation d’actifs par les entreprises et d’opĂ©rations de cession-bail.

IL FAUT SUPPRIMER DU CRÉDIT D’IMPĂ”T RECHERCHE
Le CIR est devenu en 2020 la première dépense fiscale du budget de l’État, avec un coût qui dépasse les 6 milliards d’euros. Pour quel résultat ? Plafonné au niveau d’une filiale, mais pas au niveau du groupe, il est souvent utilisé dans des montages d’évasion fiscale. En outre, le dispositif souffre d’une trop inégale répartition : en 2015, sur 14 000 entreprises en ayant bénéficié, 42 grandes entreprises (soit 0,3 % des bénéficiaires) se sont accaparées à elles seules 31 % des créances du CIR.
Il serait bon d’allouer les crédits du CIR défectueux et inefficace à la recherche publique qui en a cruellement besoin dans ce contexte de crise sanitaire.

SANCTIONNER LES IRRESPONSABLES, SUPPRIMER LES INÉGALITÉS FISCALES
– Cet amendement vise Ă  sanctionner les entreprises qui s’affranchissent unilatĂ©ralement de ces responsabilitĂ©s. Ainsi par exemple Sanofi, qui annonçait en mai rĂ©server en prioritĂ© aux États-Unis l’éventuel vaccin contre le Covid-19 que trouverait le groupe. Le PDG de Sanofi Paul Hudson a dĂ©clenchĂ© une vive polĂ©mique Ă  la suite de cette dĂ©claration. Rien n’empĂŞche aujourd’hui un fleuron français, dont les activitĂ©s de recherche sont soutenues par l’État, de produire des actifs hautement stratĂ©giques, indispensables Ă  l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral, et de les livrer aux plus offrants.
– Alors que des millions de citoyen·nes sont prĂ©cipité·es dans la pauvretĂ© et que les travailleur·euses essentiel·les ont risquĂ© leur santĂ© et celle de leurs proches pour un salaire de misère, les Français·es les plus fortunĂ©s ne se sont jamais enrichi aussi rapidement que sous le quinquennat Macron. Le patrimoine des 5 % des plus riches s’élève Ă  4 472 milliards d’euros, soit â…“ du patrimoine total des Français. Un patrimoine qui Ă©chappe largement Ă  l’impĂ´t, suite Ă  la mise en Ĺ“uvre de mesures telles que le prĂ©lèvement forfaitaire unique (PFU) pour les revenus du capital. Le bilan se rĂ©sume en 3 effets notables : un accroissement des inĂ©galitĂ©s, une baisse des recettes fiscales, mais Ă©galement un effet dĂ©sincitatif pour l’investissement des entreprises, alors que c’était prĂ©cisĂ©ment le principal argument mobilisĂ© pour mettre en Ĺ“uvre la rĂ©forme. C’est pourquoi nous proposons la suppression du PFU.

TAXER LES DIVIDENDES ET REFONDER L’IMPĂ”T SUR L’HÉRITAGE
– Alors que le Gouvernement peut « modifier les règles de distribution des bĂ©nĂ©fices et de versement des dividendes », il s’est contentĂ© d’inviter pudiquement les entreprises Ă  « faire preuve de modĂ©ration ». Les mesures prises pour dĂ©sinciter au versement de dividendes sont dĂ©risoires ! Aucun gel, aucune pĂ©nalitĂ©. Ainsi, chez Vivendi, le recours au chĂ´mage partiel n’a pas empĂŞchĂ© le versement de 697 millions d’euros de dividendes.
– Cet amendement vise Ă  refonder complètement le barème de l’impĂ´t sur l’hĂ©ritage, en le rendant plus progressif et en ajoutant des tranches, pour arriver progressivement vers un taux de 100 % pour la part des hĂ©ritages au-delĂ  de 33 millions d’euros. Les inĂ©galitĂ©s sociales participent du dĂ©litement de notre RĂ©publique, de l’affaiblissement de nos valeurs dĂ©mocratiques, du sentiment d’injustice et d’impuissance qui frappe un nombre croissant de nos concitoyens.

sur le mĂŞme sujet

Rechercher