dimanche 5 juillet

19:17

🌏RÉFORME CONSTITUTIONNELLE : ÉNIÈME OPÉRATION DE COM’ vs VÉRITABLE BIFURCATION ÉCOLOGIQUE (17/02/21)

Interventions de DaniĂšle Obono, mercredi 17 fĂ©vrier 2021, lors des dĂ©bats en commission sur le projet de loi relatif Ă  l’article 1er de la Constitution et Ă  la protection de l’environnement. Ce projet de loi est une Ă©niĂšme opĂ©ration de com’ du grand blablateur Macron qui passe Ă  cĂŽtĂ© des changements de Constitution et de […]

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Interventions de DaniĂšle Obono, mercredi 17 fĂ©vrier 2021, lors des dĂ©bats en commission sur le projet de loi relatif Ă  l’article 1er de la Constitution et Ă  la protection de l’environnement.

Ce projet de loi est une Ă©niĂšme opĂ©ration de com’ du grand blablateur Macron qui passe Ă  cĂŽtĂ© des changements de Constitution et de politiques nĂ©cessaires pour engager une vĂ©ritable bifurcation Ă©cologique.

Inscrire le principe de non-régression/progression constante
Avant l’article unique – Amendement CL69 et identiques
Le texte constitutionnel est la loi suprĂȘme qui s’impose Ă  tous et toutes, et donc aussi aux Ă©lu·es qui nous succĂ©deront. Si cette rĂ©forme doit ĂȘtre autre chose qu’une Ă©niĂšme opĂ©ration de com’, elle doit inscrire le principe de non-rĂ©gression ou progression constante dans la Constitution. En rejetant ces amendements, le gouvernement confirme qu’il se contente d’effets de manche.

Réforme constitutionnelle et rapports de force aléatoires
Avant l’article unique – Amendement CL41
Tant qu’Ă  rĂ©former la Constitution, faisons le sĂ©rieusement et pas juste pour la com’. Les citoyen·nes, comme elles et ils l’ont dĂ©montrĂ© en 2005 lors des dĂ©bats sur le traitĂ© europĂ©en, sauront se saisir du texte et de ses enjeux, si on leur en donne l’occasion et qu’il s’agit d’autre chose qu’une opĂ©ration Ă©lectoraliste.

Pour une planification de la bifurcation écologique
Article unique – Amendement CL 47
Nous proposons l’adoption d’une loi-cadre instaurant une planification Ă©cologique, dĂ©mocratique et articulant les niveaux national et local pour faire face Ă  l’urgence Ă©cologique. Il s’agit de faire Ă©voluer en profondeur nos modes de production, de consommation et d’Ă©changes. Pour cela, il faut planifier, dĂ©terminer les objectifs et organiser la mise en Ɠuvre de moyens pour les atteindre. Le prĂ©alable Ă  cette loi-cadre doit ĂȘtre inscrit dans la Constitution sous la forme de lignes directrices. L’insertion d’un nouveau titre dans la Constitution intitulĂ© « De la planification Ă©cologique » rĂ©pond Ă  cette exigence.

Soumettre à référendum les traités de libre-échange
Article unique – Amendement CL 49
Le gouvernement souhaite inscrire la dĂ©fense de l’environnement Ă  l’article 1er de la Constitution et “en mĂȘme temps”, il poursuit en secret les nĂ©gociations sur l’accord anti-Ă©cologique UE-Mercosur. Totale incohĂ©rence. Les accords de libre-Ă©change nous conduisent tout droit dans une impasse. Outre l’accroissement des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre qu’il provoquerait, un autre rapport d’experts Ă©voque une hausse de 5 % de la dĂ©forestation du fait de l’augmentation de la production bovine. Sans parler de la dĂ©stabilisation de marchĂ©s agricoles dĂ©jĂ  saturĂ©s. Nous proposons de conditionner toute ratification d’un accord commercial ayant des incidences sociales et environnementales Ă  une approbation par rĂ©fĂ©rendum.

Protection des biens communs
Article unique – Amendement CL 48
La protection des biens communs est indispensable face Ă  l’urgence climatique et Ă©cologique. Les biens communs correspondent Ă  l’ensemble des ressources qui sont limitĂ©es et que l’on considĂšre comme essentielles Ă  la vie humaine. Ceux-ci doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©s, c’est-Ă -dire gĂ©rĂ©s collectivement et dĂ©mocratiquement, afin d’en user dans des conditions saines et durables. Ils doivent ĂȘtre sortis de la sphĂšre marchande ; ces ressources n’ont pas vocation Ă  gĂ©nĂ©rer des profits.

RÚgle verte/non-régression
Article unique – Amendement CL 46
Face aux urgences climatiques et Ă©cologiques, il faut tout revoir de fond en comble. Pour cela, il faut inscrire dans la constitution deux marqueurs fondamentaux et incontournables d’une rĂ©elle planification de la bifurcation Ă©cologique : la rĂšgle verte et le principe de non-rĂ©gression. En rupture avec la rĂšgle d’or de l’austĂ©ritĂ©, la rĂšgle verte rĂ©sume l’exigence qui est celle de l’humanitĂ© tout entiĂšre : Ă©teindre la dette Ă©cologique engendrĂ©e par le capitalisme et le productivisme. Le principe : ne pas prĂ©lever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter.

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