En Moselle, 760 emplois menacés par la fermeture de l’usine Novasco : le pouvoir reste silencieux

Ce 4 septembre à Hagondange, les insoumis·es sont venus apporter leur soutien aux salariés de Novasco, lors d’une mobilisation réunissant 1 000 personnes, à l’appel des syndicats. Placée en redressement judiciaire, l’aciérie décarbonée et ses 760 emplois risquent de disparaître. Les salariés dénoncent l’inaction de l’État. Reportage. Novasco : des centaines d’emplois en jeu Depuis […]

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Ce 4 septembre à Hagondange, les insoumis·es sont venus apporter leur soutien aux salariés de Novasco, lors d’une mobilisation réunissant 1 000 personnes, à l’appel des syndicats. Placée en redressement judiciaire, l’aciérie décarbonée et ses 760 emplois risquent de disparaître. Les salariés dénoncent l’inaction de l’État. Reportage.

Novasco : des centaines d’emplois en jeu

Depuis le lundi 11 août 2024, Novasco traverse son quatrième redressement judiciaire depuis 2011. La mobilisation citoyenne à Hagondange pour sauver les emplois des salariés est séparée de 21 jours du 25 septembre, date du passage de l’aciérie devant le tribunal.

« Les dépôts de dossiers, c’est demain. On est mobilisés parce qu’on n’a pas le choix. Mais j’ai du mal à y croire… » déclare Fantoni, salarié depuis 15 ans chez Novasco.

Aujourd’hui, il s’agit de 760 emplois directs menacés dans toute la France. En comptant les prestataires, les entreprises partenaires de l’usine, les sous-traitants et clients, 1 000 postes sont menacés dans le bassin de la rive de Moselle.

Un site stratégique menacé, l’hypocrisie d’un gouvernement

Novasco, ex-Ascometal, est équipé d’un four électrique. Sa production émet quatre fois moins de CO₂ que la filière classique. Un atout majeur pour la bifurcation écologique. Alors que le gouvernement de Macron promet une réindustrialisation verte et le maintien d’emplois, il laisse filer une aciérie décarbonée. Une absurdité économique et écologique. Face à cette situation, le député LFI Manuel Bompard le martèle : « Aucun repreneur ne s’est manifesté. L’État doit intervenir. »

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La gauche insoumise en première ligne

Manuel Bompard, Clémence Guetté, Aurélie Trouvé, Martine Étienne, Charlotte Leduc et Jean-François Secondé se sont rendus sur place.

Leurs objectifs étaient d’alerter l’opinion publique en rappelant que la sidérurgie est un pilier de la souveraineté nationale qu’il faut protéger, tout comme des familles, aujourd’hui en danger face à la fermeture de l’usine.

Pour aller plus loin : Le 10 septembre monte en puissance – Après l’Élysée, panique à bord chez les renseignements généraux

Le 10 septembre, un rendez-vous à ne pas manquer

La menace sur Novasco n’est pas le fruit du hasard. Elle incarne des décennies de casse industrielle organisée par les gouvernements successifs de Macron depuis 2017. Le Premier ministre Bayrou poursuit cette logique en abandonnant l’industrie et les ouvriers.

Le 10 septembre sera une étape décisive. La mobilisation se prépare et s’annonce puissante. La rue compte rappeler à François Bayrou et à son gouvernement qu’il ne pourra pas continuer à sacrifier la souveraineté nationale, les emplois, des vies et des familles, sans aucune réaction.

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