mercredi 26 août

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« J’ai refusé de brûler des maisons » – 60 000 Israéliens refusent de rejoindre l’armée sur fond de grandes désertions

Israéliens. « Le point de bascule, c’est quand notre commandant nous a demandé de mettre le feu à une maison dont on était sortis », se remémore Yuval Green, jeune étudiant en médecine engagé dans son unité de parachutistes réservistes. Il explique son point de non-retour. « Si nous brûlions cette maison, je partais. On a mis […]

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Israéliens. « Le point de bascule, c’est quand notre commandant nous a demandé de mettre le feu à une maison dont on était sortis », se remémore Yuval Green, jeune étudiant en médecine engagé dans son unité de parachutistes réservistes. Il explique son point de non-retour. « Si nous brûlions cette maison, je partais. On a mis le feu, comme à d’autres maisons dans la journée. Le lendemain, je suis parti. Et je ne suis jamais revenu » raconte-t-il.

Comme lui, ils sont des milliers à avoir rendu leur uniforme face aux crimes de guerre en série commis par l’armée israélienne. Face au génocide à Gaza et ses images qui franchissent le mur du son propagandiste en Israël, 60 000 Israéliens ont refusé de rejoindre l’armée génocidaire, d’après des sources militaires, depuis ce début d’année 2025. En Israël, le service militaire est obligatoire. Tous rejoignent ensuite les rangs de 450 000 réservistes pouvant être appelés sur le front du génocide à tout instant. Ces 60 000 refus marquent un point de rupture lié à la mobilisation des opinions publiques, y compris en Israël où les manifestations s’intensifient contre Netanyahu.

Comment incorporer une armée qui multiplie ses fosses communes, tire et enterre les ambulances, assassine en masse des enfants, et tue les journalistes pour empêcher toute image ? Ces refus et ces désertions sont la conséquence directe de la mobilisation puissante qui s’étend partout dans le monde pour stopper Netanyahu, à l’heure où ce criminel de guerre sous mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale entame une nouvelle étape de sa guerre générale en attaquant l’Iran. Notre brève.

Pour aller plus loin : Portrait – Olivier Rafowicz : porte-parole de l’armée israélienne en France, coqueluche des médias complices

« Nous ne sommes plus les victimes. Nous sommes devenus les assaillants » – Yuval, un des soldats israéliens ayant rendu les armes

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