Colloque surveillance généralisée : quels enjeux pour nos droits et libertés

Retour sur le colloque organisé par Élisa Martin, députée du groupe La France Insoumise – NFP, avec Leïla Minano, investigate Europe et Disclose, Félix Tréguer, La Quadrature du Net et auteur de Technopolice, et Katia Roux, Amnesty international. Depuis la réélection de Macron en 2022, les atteintes aux libertés publiques et aux droits fondamentaux entreprises […]

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Retour sur le colloque organisé par Élisa Martin, députée du groupe La France Insoumise – NFP, avec Leïla Minano, investigate Europe et Disclose, Félix Tréguer, La Quadrature du Net et auteur de Technopolice, et Katia Roux, Amnesty international.

Depuis la réélection de Macron en 2022, les atteintes aux libertés publiques et aux droits fondamentaux entreprises par le gouvernement se sont accélérées.

Dans ce contexte, le recours au contrôle des citoyens et à la surveillance généralisée s’accroît.

Tout d’abord, le sentiment de peur que véhicule le discours médiatique sert à rendre acceptable le renoncement à une partie de nos libertés. Les technologies de surveillance constituent une jonction entre des intentions politiques et le développement d’un nouveau marché. De plus en plus de missions relatives à la sûreté et au renseignement sont déléguées à des groupes privés. L’indépendance des fonctions régaliennes n’est donc plus garantie et l’État de droit est remis en cause.

La vidéosurveillance algorithmique fonctionne par définition sur le mode de la discrimination : il s’agit en effet de détecter des comportements qui seraient suspect et de catégoriser ces caractéristiques. La reconnaissance faciale est une nouvelle forme de contrôle au faciès !

Par ailleurs, ces dispositions surviennent dans un contexte de répression et de surenchère pénale. Elles viennent renforcer la remise en cause des libertés de circulation, du droit à la vie privée et même d’expression puisque la poursuite des manifestants et des militants est facilitée par cet outil.

Pour toutes ces raisons, nous devons interdire la reconnaissance faciale qui considère l’autre comme un potentiel danger, instaurant ainsi un climat de défiance alors que nous observons une montée de l’autoritarisme sous tous ses aspects. Élisa Martin déposera une proposition de loi dans ce sens.

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