Aujourd’hui, on ose tout, et certains vont encore plus loin.
Tout à l’heure, le collègue Metzdorf a comparé la question du droit du sol à Mayotte à celle du dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Deux sujets qui n’ont rien à voir.
Une personne née en Nouvelle-Calédonie, jusqu’à preuve du contraire, est française. Le droit du sol s’applique en Nouvelle-Calédonie. Ce n’est donc pas là que réside le problème. Mais Monsieur Metzdorf, vous êtes toujours aussi certain de vos positions. Vous nous reprochez de ne pas avoir voté le dégel du corps électoral. Pourtant, avez-vous vu le résultat de ce vote au sein de l’assemblée ? Nous vous avions pourtant alertés, et nous n’étions pas les seuls.
Ce que vous oubliez, c’est qu’en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, la situation coloniale persiste. Et ce n’est pas un détail. Nous ne pouvons pas traiter ce territoire comme n’importe quel autre territoire de la République. Vous pouvez bien nier la réalité historique, mais les négociations actuelles, qui visent un nouvel accord post-Nouméa, sont là pour garantir l’émancipation pleine et entière de ce territoire.
L’accord de Nouméa existe, il continue de s’appliquer, et il reste la base incontournable de toute négociation.
Alors, Monsieur Metzdorf, vous pouvez essayer de tout relier pour défendre une vision coloniale de la Nouvelle-Calédonie. Mais la vérité, c’est que même le gouvernement ne vous soutient plus dans cette voie. Il réaffirme que l’accord de Nouméa doit être le socle des négociations à venir.
Il est grand temps que vous cessiez cette logique, que vous abandonniez cet extrémisme qui vous aveugle et qui empêche, peut-être plus globalement, la Nouvelle-Calédonie-Kanaky d’aboutir à un accord pacifique et global. Une solution qui permettra enfin à ce territoire de retrouver la paix civile.
Votre décision de forcer le dégel du corps électoral a mis en péril cette chance.
Aujourd’hui, la situation en Nouvelle-Calédonie-Kanaky est pire qu’en 1984.
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