La crise en Kanaky-Nouvelle-Calédonie nous a fait revenir près de 40 ans en arrière.
La responsabilité du président Macron est totale. Son acharnement à vouloir passer en force et rompre avec tout ce qui avait permis le retour à la paix civile a mis l’archipel à feu et à sang. La crise politique s’est aggravée en crise économique et sociale terrible. On craint même des émeutes de la faim dans les semaines ou les mois à venir.Je me suis rendu sur place en avril dernier. Je suis revenu avec la certitude que la réforme constitutionnelle était inacceptable, et ne serait pas acceptée. De nombreuses voix se sont élevées pour tenter de vous dissuader de commettre l’irréparable. Mais vous n’avez rien voulu entendre. Nous avons voté à minuit, et au petit matin à l’heure de Paris une personne avait déjà été tuée, puis 2, puis 3, et maintenant 13 personnes ont perdu la vie, à cause de la folie autoritaire du monarque présidentiel. Quel désastre.
En Kanaky-Nouvelle-Calédonie, la crise est politique et sociale
Elle est le résultat de l’autoritarisme et du passage en force de Macron. La confiance a été rompue et il faut des engagements clairs et fermes du gouvernement sur l’abandon du dégel du corps électoral pour que les élections légitimes puissent se tenir sans attendre. Et nous appelons à la libération des prisonniers politiques comme Christian Tein, qui est un acteurs incontournables des négociations.
L’État doit impérativement revenir à ce qui a permis les accords de Matignon-Oudinot, puis de Nouméa : son impartialité, la méthode du dialogue et du consensus afin de trouver une issue plutôt que de s’enfermer dans une impasse.
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