Hamas Obono

Danièle Obono, la fausse polémique sur le Hamas

Depuis ce matin, la classe médiatique et des représentants politiques en quête de buzz font feu de tout bois contre la députée insoumise Danièle Obono. Que lui reprochent ceux qui préfèrent la polémique et le bavardage plutôt que les appels urgents au cessez-le-feu au Proche-Orient ? Ils l’accusent d’avoir rappelé la signification du nom du Hamas, ce matin sur Sud Radio. Le Hamas est l’acronyme de « mouvement de résistance islamique ». C’est le nom qu’ils se donnent, pas que Danièle Obono lui donne. C’est un fait.

La même terminologie est reprise par la totalité des médias du pays (Le Monde, France Info, Radio France, Lumni). Pour France Info, par exemple, le Hamas est un « mouvement islamiste dont le nom est un acronyme pour Mouvement de résistance islamique ». Même chose pour TF1. Ces médias vont-ils être poursuivis en justice comme le ministre Darmanin l’a annoncé aujourd’hui pour Danièle Obono ? Depuis quand reprendre la définition d’un mouvement revient-il à soutenir ses actions ? Toute cette séquence médiatique ne vise qu’une chose : salir les insoumis en déformant leurs propos.

Cette nouvelle séquence s’inscrit dans une stratégie médiatique bien réfléchie et à l’œuvre depuis plus d’une semaine : tout faire pour tenter de tordre les mots des insoumis et leur prêter des positions qu’ils n’ont jamais tenues. Ce matin, à neuf reprises, Jean-Jacques Bourdin a posé la question du Hamas comme « mouvement de résistance ». Ils voudraient, par cette polémique, diffuser l’idée que les insoumis seraient « ambigus ». Faux, les positions insoumises n’ont pas varié d’un iota depuis l’attaque du Hamas sur le sol israélien.

Dès le premier jour, Jean-Luc Mélenchon et les insoumis ont posé clairement et avec réflexion les termes : le Hamas a déclenché une opération de guerre contre Israël. Pour que ces crimes de guerre soient jugés et poursuivis, il faut les appeler par leur nom. Cela est possible à la Cour pénale internationale.

Les insoumis qualifient de crimes de guerre ce que le Hamas a fait sur le territoire d’Israël. Ils qualifient aussi de crimes de guerre ce qu’Israël fait subir à la population de Gaza. Cette imputation de crimes de guerre est bien plus grave que celle de terrorisme en ce qu’elle peut être jugée par le droit international. Les insoumis le martèlent aussi : il n’y a pas de solution au conflit en dehors du cadre de l’ONU, par la solution à deux États, conformément aux résolutions des Nations Unies.

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