Interventions de Danièle Obono, lundi 15 juin 2020, lors de l’examen en commission du projet de loi dit de « sortie » de l’Ă©tat d’urgence sanitaire
Un état d’urgence prolongé qui ne dit pas son nom
Avec ce texte, gouvernement et majoritĂ© prĂ©tendent mettre fin Ă l’Ă©tat d’urgence sanitaire pour mieux le faire re-rentrer par la fenĂŞtre. Les mesures de protection Ă©conomique et sociale sont abandonnĂ©es mais pas les restrictions de libertĂ©s fondamentales. C’est non !
Rétablissement du droit de manifester
Beaucoup s’interrogent sur le discernement et les choix arbitraires du gouvernement dont la stratĂ©gie de soit disant « maintien de l’ordre » consiste Ă empĂŞcher la distanciation physique en faisant « nasser » des personnes rassemblĂ©es et leur envoyer des gaz lacrymogènes.
Le confinement des libertés continue
Le gouvernement qui prĂ©tend maintenir des mesures de restriction de libertĂ©s au prĂ©texte de la situation sanitaire est un rĂ©cidiviste du durcissement des lois sĂ©curitaires, et n’a cessĂ© de mentir pour masquer son incompĂ©tence. Il n’a absolument plus aucune crĂ©dibilitĂ©.
Vers la marchandisation des données de santé
Allonger la durĂ©e de conservation des donnĂ©es collectĂ©es pendant l’épidĂ©mie fait courir des risques en matière de sĂ©curitĂ© numĂ©rique et de marchandisation Ă l’oeuvre avec le « Health Data Hub » stockĂ© par Microsoft qui contient toutes les donnĂ©es mĂ©dicales françaises.