Interventions de Danièle Obono lors de l’examen en commission des Lois du projet de sur la loi d’urgence Covid-19.
Nous défendons des mesures qui vont dans le sens de l’intérêt général et de l’efficacité de la mobilisation pour faire face à l’épidémie. La crise actuelle ne met pas la démocratie entre parenthèse. Au contraire : elle exige plus de démocratie, dans la mesure où nous avons besoin de l’adhésion, l’implication consentante de tous et de toutes, l’intelligence collective du grand nombre, pour venir à bout de l’épidémie et reconstruire, sur de nouvelles bases, le monde d’après.
Situation en outre-mer
Les territoires d’outre-mer doivent avoir une plus large capacitĂ© de rĂ©action dans l’urgence, au regard de leur situation gĂ©ographique, climatique et sanitaire. Les populations doivent ĂŞtre protĂ©gĂ©es avec la mĂŞme effectivitĂ© qu’ici et sans discrimination.
Renforcement des garanties démocratiques
Si l’Etat doit pouvoir réagir promptement en cas d’état d’urgence sanitaire, cela ne peut se faire au détriment du contrôle démocratique. Ce nouveau statut octroie au gouvernement de trop larges pouvoirs en matière de restrictions des droits et libertés.
Diversification du conseil scientifique
Nous proposons d’enrichir la rĂ©flexion du comitĂ© scientifique en y associant un panel plus diversifiĂ© de scientifiques, d’institutions et d’associations spĂ©cialistes des droits humains et de santĂ©, ainsi que des collectifs de personnes directement affectĂ©es.
Confinement et lutte de classe
PandĂ©mie et confinement ne font pas disparaĂ®tre la lutte des classes mais l’exacerbent : primat de l’Ă©conomie sur la santĂ©; cadres Ă la maison, ouvrier·es au charbon sans protection; rĂ©duction des droits sociaux de salarié·es. Vous perpĂ©tuez ces inĂ©galitĂ©s !
Défense du droit du travail
Le gouvernement remet en cause durĂ©e du travail, repos hebdomadaire et dominical sans consulter les salarié·es Ă qui fournissent dĂ©jĂ de gros efforts au prix de leur santĂ©. Quel monde d’après si on piĂ©tine les droits de celles·eux qui font tenir la sociĂ©tĂ©?
Protection de la jeunesse
La rĂ©forme de la justice des mineur·es doit ĂŞtre repoussĂ©e pour permettre ce qui est rĂ©ellement urgent : la mise en place d’un vĂ©ritable accompagnement pour ce public particulièrement vulnĂ©rabilisĂ© par la crise que nous traversons.