Protection des victimes de violences conjugales : La colère et l’amertume du temps perdu

Mardi 28 janvier 2020, Ugo Bernalicis intervient en séance publique dans le cadre de la discussion générale sur la proposition de loi Protection des victimes de violences conjugales.

D’un point de vue préventif, afin d’endiguer les violences systémiques contre les femmes, il est essentiel de casser tous les processus qui mènent à ces violences. Cela doit passer par une profonde rénovation des relations garçons-filles, et donc par une éducation des enfants relatives aux mécanismes de domination et favorisant l’égalité.

Cela doit aussi passer par des formations des personnes en lien avec des victimes (police, gendarmerie, magistrat·es), par l’embauche de médecins légistes, qui ne sont pas présents dans tous les départements (par exemple, les femmes victimes de viol à Évreux doivent aller à Caen pour faire constater leurs sévices corporels), par le renforcement des associations (qui ont été minées par la suppression des contrats aidés – et dont les subventions n’augmentent pas).

Toutes ces mesures permettraient une modification en profondeur des ressorts des violences. Mais elles nécessitent toutes la mise en place d’un budget dédié ambitieux. Contrairement à ce que le gouvernement prétendait en faisant de la lutte contre les violences faites aux femmes « la grande cause du quinquennat », le budget alloué à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et au recul des violences n’a pas augmenté.

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