Macron ou Mélenchon ? 42 raisons de choisir Mélenchon dimanche

Dimanche 12 juin, l’alliance historique de la gauche et la coalition macroniste sont au coude-à-coude à l’issue du premier tour des élections législatives. Malgré les manipulations de Gérald Darmanin, le camp macroniste réalise le pire score à ces élections pour un président récemment élu. Les instituts de sondage ont beau se lancer dans des projections hasardeuses sur le nombre de sièges, les analystes sérieux savent que seul le scrutin du second tour pourra départager les deux prétendants à la victoire finale : Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Qui remportera les élections ? Le bloc bourgeois libéral ou le bloc populaire ? Qui sera Premier ministre, en charge de constituer le gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la Nation » ? Elisabeth Borne, fossoyeuse de la SNCF et de l’assurance-chômage ou le tribun du peuple, Jean-Luc Mélenchon ?

Décryptage du choix donné aux électeurs dimanche 12 juin. Macron ou Mélenchon ? 42 raisons de voter Mélenchon. Notre article.

Macron ou Mélenchon ?

« Ristourne de 18 centimes », payée par nos impôts, pour un litre d’essence à 2 euros, ou blocage du prix à 1,40 euro, financé grâce aux marges honteuses des firmes multinationales spécialistes de l’extraction d’énergie fossile ?

Un pas en avant, trois pas en arrière, beaucoup de mots et deux condamnations pour inaction climatique ou 200 milliards d’investissements pour la bifurcation écologique, pour se donner une chance avant qu’il ne soit trop tard (un peu moins de 1028 jours selon le GIEC) ?

Epidémie de diabète et d’obésité ou sécurité sociale de l’alimentation ?

Grand déménagement du monde ou circuits courts ?

Macron ou Mélenchon ?

École à la carte (bancaire) ou École républicaine ?

L’angoisse de Parcoursup pour les jeunes adultes du pays afin de gérer la pénurie de places dans l’enseignement supérieur ou la création de places supplémentaires pour donner accès aux savoirs à chaque nouvelle génération ?

Augmentation des frais de scolarité à l’université ou instauration de la gratuité des études supérieures, de la licence au doctorat ?

Macron ou Mélenchon ?

Des mots, encore des mots, toujours des mots (« Nous devrons nous souvenir que notre pays, tient tout entier, sur des femmes et des hommes que nos économies rémunèrent si mal ») ou la proposition de loi de François Ruffin pour les métiers du lien ?

La fermeture de lits jusqu’aux heures les plus graves de la pandémie, une mini-prime et des gaz lacrymogènes quand les soignants osent dire que le compte n’y est pas ou la fin de la politique de l’offre, l’investissement massif dans les infrastructures pour garantir un service de santé publique de proximité à moins de 30 minutes pour chacun et la revalorisation salariale à la digne mesure du service rendu par le personnel de santé aux habitants de ce pays ?

Face à la maladie mentale, la prison pour limiter les coûts ou les centres médico-psychologiques pour accompagner les personnes dans leurs soins ?

Dépendre de l’Inde pour la production de molécules aussi complexes que le paracétamol ou retrouver notre souveraineté dans le domaine de la santé grâce à un pôle public du médicament ?

Macron ou Mélenchon ?

Clé d’étranglement ou police de proximité ?

Mains arrachées, yeux crevés, gazage et nassage pour les Gilets Jaunes, les syndicalistes et les militants du mouvement climat ou amnistie et invitations régulières à Matignon ?

Julian Assange confié aux bons soins de la CIA ou citoyen honoré de la République Française ?

Prison pour vol à l’étalage ou pour fraude fiscale ?

Les prédateurs sexuels récompensés aux Césars et au gouvernement ou un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles comme le demandent toutes les associations féministes ?

Macron ou Mélenchon ?

Un Premier ministre qui va voter grâce à son jet privé ou la réouverture de toutes les gares et toutes les lignes fermées depuis 30 ans ?

Poursuivre l’accaparemment de l’eau par les multinationales ou assurer la gratuité des premiers mètres cubes d’eau et désigner l’eau comme bien commun ?

Agro-industrie dopée au glyphosate pour exporter le plus possible, n’importe quoi, n’importe où, tant que cela rapporte ou agriculture paysanne, biologique et locale pour subvenir aux besoins des populations ?

Champs de sapins rasés intégralement et régulièrement ou forêts variées gérées avec la passion de la biodiversité et la responsabilité devant les générations futures par des fonctionnaires fiers de leur mission d’intérêt général ?

Passoires thermiques climaticides et nuisibles à la santé des occupants ou rénovation de 700 000 logements par an, sans reste à charge pour les ménages modestes ?

Sauvegarder ces trésors du patrimoine national que sont les routes pleines de camions ou réussir enfin cette prouesse technique de mettre les poids lourds sur des trains pour l’essentiel du trajet afin de limiter la pollution et les embouteillages ?

Continuer d’alimenter les 80 000 tonnes du 7ème continent de plastique ou interdire l’obsolescence programmée et les plastiques à usage unique ?

La règle d’or budgétaire imaginée sur un coin de table et justifiée par « la responsabilité face aux générations futures » alors que 39% jeunes du monde entier hésitent désormais à avoir des enfants, non à cause de la dette publique mais de la dette climatique ou la règle verte, une nouvelle boussole de toute l’action publique : « ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut reconstituer » ?

Macron ou Mélenchon ?

Le supercombo surménage ou burn-out des personnes en emploi et chômage de masse ou la 6ème semaine de congés payés pour tout le monde et les 32 heures pour les métiers pénibles et de nuit ?

Intérim et ubérisation ou CDIs et titularisation massive ?

Accroissement sans fin des inégalités ou écart salarial maximal de 1 à 20 ?

Le chômage de masse qui détruit la confiance en soi et la vie sociale ou la garantie d’emploi pour permettre à chacun de se sentir utile et considéré ?

Exploitation des humains sans limite de temps et d’espace ou droit à la déconnexion et droit au sommeil ?

Nicolas Bouzou ou 300 économistes reconnus ?

Macron ou Mélenchon ?

La toute puissance débridée et sans limite des GAFAMs ou la neutralité du Net, le contrôle public des infrastructures numériques et la création d’une agence publique du logiciel libre financée par une taxe sur les géants du web ?

Mal logement ou droit au logement ?

RSA sous conditions, au travail forcé ou garantie dignité de 1063 euros pour mettre fin à la misère, comme disait le poète, « non la combattre, mais l’éradiquer » ?

Macron ou Mélenchon ?

Les outre-mer : territoire ultra-périphérique selon les mots de la Commission européenne, territoire relégué, oublié, condamné à l’excès de sucre et de pesticides, condamné aussi aux pénuries des biens les plus fondamentaux, à la vie digne et aux assauts du Raid ou avant-poste du progrès humain et du rayonnement de la France sur les cinq continents ?

Politique de l’offre : produire n’importe quoi, dans n’importe quelle condition, pourvu que ça engraisse les actionnaires ou gouverner par les besoins, produire pour répondre aux besoins des humains et du reste de la nature ?

Société du temps court, du temps contraint, étriqué, absorbé ou société du temps libéré, du temps long, qui accepte la paresse et la langueur, source de créativité, de douceur et de poésie ?

Macron ou Mélenchon ?

Le smic : 1300 ou 1500 euros net ?

La retraite : à 65 ou 60 ans ?

Hausse de la TVA ou rétablissement de l’ISF ?

Macron ou Mélenchon ?

Start-up Nation ou société d’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature ?

Compétition ou entraide ?

Macron ou Mélenchon ?

Tout pour ceux qui ont tout ou pour « ceux qui ne sont rien » ?

Par Ulysse Kumer