Sur France 2, Adrien Quatennens s’émeut que la police tue et démontre qu’une autre police est possible

Lors du débat sur France 2, Adrien Quatennens a été interpellé par Olivier Véran sur l’incident qui a couté la vie à une jeune femme de 21 ans samedi. 

Dans une émission souvent confuse, encore plus tendue après cinq minutes d’amalgame entre immigration et délinquance par les porte-paroles de la haine raciste, l’insoumis Adrien Quatennens a tenté d’apporter un peu de calme et de nuance. Première mission : rappeler une évidence que l’extrême-droite a toujours eu pour mission d’ensevelir sous leurs immondices racistes : “c’est la question sociale qui est le terreau de la délinquance”. L’extrême droite éructe. Léa Salamé revient sur LA vraie question, qui, personne n’en doute, agite toute la population française, a-t-on le droit de dire que la police tue ? 

Encore une fois, ce qui été pensé comme une question piège se transforme en une réponse argumentée incisive du coordinateur de la France insoumise : ”si certains, sur ce plateau, acceptent que la police fasse la justice en appliquant la peine de mort pour un refus d’obtempérer, ils considèrent donc que cette femme de 21 ans devait mourir”. Le ministre macroniste baisse la tête. Les deux opposants racistes hurlent sans jamais démentir.

La NUPES n’a jamais été anti-flic

Dans une démocratie, on a le droit de discuter de tout et notamment de l’usage des forces de police. Il n’est pas possible de discuter de la police et de la gestion du maintien de l’ordre sans déclencher des cries d’orfraie de la droite et de l’extrême-droite. De leur bouche sort, comme un vieux disque rayé, cette même rengaine : « anti flic ! anti flic ! ». Mais la NUPES n’a jamais été anti-flic.

Adrien Quatennens a démonté sans trembler cet argument : « Nous ne mettons pas tous les policiers dans le même panier. Si nous étions anti-flic, il n’y aurait pas des candidats policiers dans la NUPES. Oui, nous voulons changer de doctrine, car nous ne supportons plus ce que nous voyons actuellement : ce que nous avons vu au stade de France et à la gare de l’Est. Ce que nous voulons, c’est recruter 12 000 policiers supplémentaires, 65 000 recrutements supplémentaires dans la justice et revenir à une police de proximité. »

« Il est temps de revenir à une police de proximité »

Adrien Quatennens n’a pas manqué non plus de défendre les propositions urgentes de la NUPES pour réformer la police. L’augmentation des effectifs et des moyens de la police ira directement à la création d’une police de proximité. Comme l’a rappelé Adrien Quatennens, le problème c’est la doctrine qui est employée. Il est temps que les forces de l’ordre redeviennent des gardiens de la paix, au service du peuple et débarrassés des ordres de violence du préfet Lallement et de Gérald Darmanin. Une autre police est possible.