TF1 : l’espoir Mélenchon au 2nd tour prend de l’épaisseur

Dans l’émission organisée par TF1 ce lundi 14 mars dans le cadre de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a tracé une ligne claire et précise de changement radical. Le candidat de l’Union populaire a rappelé en introduction que l’élection présidentielle était le moment d’opposer des projets de société radicalement différents et de trancher par le vote des questions de société fondamentales. Il a dénoncé la casse sociale du quinquennat d’Emmanuel Macron et y a opposé un programme détaillé pour les cinq ans à venir.

Retraite à 60 ans pour Mélenchon ou à 65 ans pour le président sortant. Planification écologique ou inaction climatique. Blocage des prix ou spéculation sans fin des multinationales. SMIC à 1400 € ou stagnation des salaires. Garantie d’autonomie à 1063 € pour les jeunes ou files d’attente d’étudiants devant les banques alimentaires. Fin des pesticides ou soutien à la malbouffe industrielle, protection des animaux ou fermes usines, 6ème République et le pouvoir aux citoyens ou monarchie présidentielle. Le candidat de l’Union populaire a présenté l’alternative de son projet “L’Avenir en commun” face au bilan du Président candidat.

Sur la situation en Ukraine, Jean-Luc Mélenchon a pris de la hauteur et rappelé son attachement au non-alignement, qui n’équivaut pas à la neutralité mais consiste à garantir l’indépendance de la France face aux autres grandes puissances. Cette position est de son avis la condition nécessaire pour permettre à la France de faire entendre la voix de la désescalade et du droit international dans chaque situation de conflit. Jean-Luc Mélenchon a rappelé son soutien à l’opposant russe Alexey Sakhnin et condamné fermement l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine. Mais avant tout, il a proposé une stratégie pour obtenir un cessez-le-feu et enrayer l’engrenage de la guerre en Europe.

Jean-Luc Mélenchon a ainsi présenté plusieurs propositions concrètes pour construire sérieusement le chemin de la paix. Le candidat de l’Union populaire estime que des sanctions contre le régime de Vladimir Poutine s’imposent et doivent cibler en priorité les oligarques qui le financent et les paradis fiscaux qui hébergent leur fortune. Il a salué le vote des Nations unies condamnant l’invasion de l’Ukraine, a appelé à isoler Poutine au sein de la communauté internationale et à déployer des casques bleus de l’ONU pour protéger la population civile et les sites ukrainiens à risque, notamment les centrales nucléaires. Il a enfin présenté sa proposition de conférence des frontières organisée par l’OSCE pour négocier un accord sur les conditions nécessaires à la sécurité commune en Europe.

Face à l’explosion des prix de l’énergie qui affecte d’abord les ménages les plus pauvres, Jean-Luc Mélenchon a présenté une mesure d’urgence claire : ramener le prix de l’essence à 1,40€ et bloquer les prix de l’ensemble des produits de première nécessité (produits alimentaires, d’hygiène, etc.). Pour le candidat de l’Union populaire, ce n’est pas à l’Etat mais aux énergéticiens comme Total qui réalisent des profits record en temps de crise d’assumer le coût de cette mesure en réduisant leurs marges. Il a présenté sa stratégie de planification écologique pour sortir du nucléaire, passer aux 100% renouvelables, rénover l’ensemble des passoires thermiques et permettre à la fois de réduire les factures des ménages et d’agir en faveur du climat et de la biodiversité. 

Jean-Luc Mélenchon a déploré la hausse exponentielle des inégalités et défendu une révolution fiscale afin que les plus riches contribuent à la hauteur de leurs revenus. Il s’est prononcé pour le dégel du point d’indice des fonctionnaires, la hausse du SMIC à 1400 euros et le retour de la retraite à 60 ans avec 40 annuités, au moment où les candidats de droite et d’extrême-droite comptent demander aux français de travailler plus longtemps.

Lors de sa conclusion, le candidat de l’Union populaire, désormais 3ème homme dans les enquêtes d’opinion, s’est présenté comme la seule alternative crédible face à l’actuel Président de la République. En opposition totale au projet libéral d’Emmanuel Macron, il a défendu une alternative démocratique, sociale et écologique de rupture construite pour garantir la dignité humaine et rendre possible “l’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature”.