Climat : cette incroyable vidéo digne d’une scène de Don’t Look Up

Don’t Look Up. Fiction ou réalité ? Une vidéo, extraite de l’émission 28 Minutes d’Arte, nous ferait douter. On y voit la journaliste Salomé Saqué tenter d’alerter sur la catastrophe climatique. « Le GIEC dit qu’on est à un scénario de 2,7 degrés avant la fin du siècle, qui est déjà dramatique. Moi je fais partie de la génération qui va vivre l’effondrement…« . Réactions du plateau ? Ricanements.

Don’t Look Up, critique au vitriol du champ médiatique

On croirait à s’y méprendre à une scène du film Don’t Look Up, qui fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. Une fiction qui caricature bien pour qu’on comprenne : une météorite de plusieurs dizaines de kilomètres peut se diriger droit sur nous et les scientifiques nous alerter, que le capital, illustré dans ce film par un personnage représentant les GAFAM (un mix de Elon Musk, Jeff Bezos et Mark Zuckerberg), peut préférer faire annuler la mission de bifurcation de la trajectoire, de sauvetage de l’Humanité, pour amasser toujours plus de profit.

Don’t Look Up dresse une critique au vitriol du champ médiatique. Lorsque les deux scientifiques ayant découvert la météorite se rendent sur le plateau d’un talk-show (faisant fortement penser à Fox News ou CNews), pour annoncer leur découverte menaçant l’humanité d’extinction, les journalistes accueillent la nouvelle par la dérision.

Les ricanements des journalistes les plus reconnus du pays

Une expérience qu’a subie Salomé Saqué dans la vraie vie, en France, en 2021. Le GIEC annonce un scénario de 2,7 degrés avant la fin du siècle ? Notre génération va vivre l’effondrement ? Ça fait marrer les « journalistes » en présence. Ces gens ont un nom, ils ont une adresse.

« Merci pour nous, hein… » lâche, hilare, le voisin de gauche de Salomé Saqué, un certain Étienne Gernelle. Cette personne est directeur du journal Le Point. Mais que Etienne Grenelle se rassure, il n’est pas seul dans sa médiocrité. Ni une ni deux, son voisin de droite, Jean Quatremer, journaliste reconnu dans la profession, assène, goguenard : « Elle est super sympa, il faut la réinviter ! ».

Don’t Look Up : fiction ou réalité ?

Mais Salomé Saqué, étoile montante du vrai journalisme à Blast, LCP et donc Arte, ne se laisse pas démonter : « Il faut des mesures urgentes, y compris en cas d’un échec du multilatéralisme… ». Réponse du directeur du Point ? « Super, je suis content d’être venu« . L’animatrice du plateau Élisabeth Quin encourage Salomé Saqué à continuer, en riant « Je suis désolée, mais les conséquences du réchauffement sont déjà là, avant c’était au Bangladesh, on n’en voyait pas les conséquences…«  Jean Quatremer glousse.

Salomé Saqué continue « Là c’était en Belgique, c’était en Allemagne, c’était aux États-Unis… ». Plan sur le journaliste Renaud Dély, présentateur de la matinale de France Info, en train de pouffer. Salomé Saqué poursuit : « On est en train de discuter de maintenant.«  Un de ces champions de la couper finement : « Et d’après-demain, aussi« . À l’instar du personnage de Jennifer Lawrence dans Don’t Look Up, Kate Dibiasky, scientifique que les journalistes tentent de faire passer pour une hystérique, la parole de Salomé Saqué est insupportablement raillée.

Alors, Don’t Look Up, fiction ou réalité ? On vous laisse regarder la vidéo de la séquence.

Pour aller plus loin : les riches détruisent la planète : les chiffres chocs… pour une écologie populaire !

Par Pierre Joigneaux.