Covid : Macron multiplie les mensonges sur TF1

Ce mercredi 15 janvier, Emmanuel Macron était interviewé en direct sur TF1, pour une heure de propagande à une heure de grande écoute. Il y a enchaîné les mensonges au sujet de son action face à la crise sanitaire qui frappe le pays. 

« On a toujours débattu, nous n’avons jamais perdu ce débat démocratique », a notamment déclaré le président-monarque. Un affirmation qui laisse songeur, alors que l’essentiel des décisions prises depuis le début de la pandémie ont été annoncées avant tout débat parlementaire, à la suite de délibérations prises dans le secret du Conseil de Défense. 

Malgré l’échec de la stratégie vaccinale mise en place par le gouvernement, il n’a pas changé de cap. “Nous y sommes quasiment, à l’obligation vaccinale”, a-t-il avoué, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’oppose à toute contrainte en matière de vaccination. Un discours qui apparaît déconnecté des demandes populaires, alors que les Antilles font actuellement face à un mouvement social d’ampleur en raison de l’obligation vaccinale imposée sans délai au personnel soignant. 

Au sujet des 5 millions de personnes non vaccinées, Emmanuel Macron a déclaré : “Je les appelle à la responsabilité” sans évoquer de mesure concrète. Ainsi, le président-candidat n’a aucunement envisagé le retrait du pass sanitaire, ni l’idée d’une licence libre sur les vaccins, pourtant demandée par des nombreuses personnalités du monde entier, comme le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon, mais aussi  l’ancien président équatorien Rafael Correa, l’ancien ministre des Finances allemand Oskar Lafontaine, des syndicalistes et responsables d’ONG d’Asie et d’Afrique.

Autre mensonge, “c’est pas un problème de lit, c’est un problème de personnel”, a affirmé le président-monarque. Suivi de “j’ai mis fin à 15 années de déflation.” Ah bon ? Pourtant, 5 768 lits d’hospitalisation complète ont été supprimés en 2020. C’est plus qu’en 2019, qui a vu 3 408 lits disparaître. Ce sont en tout 13 361 lits qui ont disparu depuis le début du quinquennat Macron.

Pour finir, Macron a nié catégoriquement les pénuries de masques et de tests. Il a également réfuté le lien entre les pénuries, l’impréparation et le confinement de dernier recours en ces termes : « non pas du tout, tous les pays au monde (..) parfois les impressions ne sont pas justes (…) » Au contraire, “nous nous sommes préparés”, a-t-il osé affirmer. Celles et ceux qui se souviennent des infirmières vêtues de sacs poubelles faute de blouses et surblouses pourront juger du degré de préparation. 

Rappelons-nous que l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn affirmait en avril 2020 : « Le masque bleu, chirurgical, n’offre aucune protection contre le virus, il ne protège de rien », afin de cacher la pénurie qui frappait alors le pays. Elle se voulait même rassurante : « Nous avons des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie, ce sont des choses qui sont d’ores et déjà programmées. Si un jour nous devrions proposer à telle ou telle population ou personne à risque de porter des masques, les autorités sanitaires distribueraient ces masques aux personnes qui en auront besoin ». Chacun a pu constater la suite. Macron a-t-il bien vécu la même pandémie que nous ?