Affaire Benalla : le gros mensonge d’Emmanuel Macron

« Je n’ai aucune indulgence pour la violence ou les tenants du désordre » avait affirmé Emmanuel Macron à la suite des manifestations du 1er mai. L’avertissement ne s’adressait pas à ses propres équipes de l’Élysée puisque quelques semaines plus tard débutait un des scandales les plus retentissants du quinquennat.

Le président de la République est revenu sur cette affaire en déclarant sur TF1 : « ce n’était pas une affaire d’état mais une affaire d’été ». Une petite phrase pour réécrire un véritable scandale. Tout commence par des violences policières, le 1er mai 2018, place de la Contrescarpe à Paris. Le journaliste Taha Bouhafs avait filmé la séquence puis le Monde avait identifié l’auteur des violences : un chargé de mission à l’Elysée. Proche d’Emmanuel Macron, l’ancien garde du corps était également titulaire d’une habilitation secret défense et d’un badge ouvrant accès aux plus d’endroits de l’Assemblée nationale. 

En couvrant pendant des semaines Alexandre Benalla, la macronie s’est discréditée. Chaque nouvelle histoire ou rebondissement continue d’illustrer les hypocrisies macronistes : dureté pour ne pas dire violence pour certains, passe droits et impunité pour les copains. L’affaire Benalla n’est pas une affaire d’été mais une affaire d’Etat couvert par toute la macronie.