🌍🏛️LOI CLIMAT : OCCASION MANQUÉE D’ENGAGER LA BIFURCATION ÉCOLOGIQUE !

Obsolescence programmée et réparabilité des objets, réduction du trafic aérien et décarbonation du secteur, option systématique de menus végétariens dans la restauration collective, réparation de la contamination au chlordécone…Sur tous ces sujets et sur bien d’autres, la piètre loi climat climat macroniste votée mardi 4 mai 2021 en 1ère lecture, est encore bien trop loin du compte.

Nous sommes pour allonger la vie des objets et systématiser l’indice de réparabilité
Article 13, amendement 6695 (02/04/21)
L’obsolescence programmée est une stratégie industrielle qui favorise la surconsommation et la pollution. A contrario, une stratégie de bifurcation écologique digne de ce nom doit étendre la durée de vie des objets, leur garantie et leur indice de réparabilité.

Réduire le trafic aérien et décarboner le secteur c’est urgent et possible
Article 35 – Amendement LFI 6799 (présentation et réponse aux avis) – Intervention sur amendements n°165/5003 (10/04/21)
Cet article est un enfumage de plus. Alors que la Convention citoyenne demandait d’adopter une éco-contribution kilométrique renforcée sur le secteur aérien, le gouvernement a prévu toutes les possibilités pour y échapper. La crise actuelle du transport aérien ne doit pas être une excuse pour ne pas taxer le secteur. Au contraire, elle doit être une opportunité pour réorienter les salarié·es en favorisant leur transition vers d’autres emplois.

Les vols intérieurs substituables à des alternatives bas carbone doivent être interdits
Article 36 – Amendements n°6811/6808/6809/6810 (10/04/21)
Les vols intérieurs représentent 4 % des émissions de gaz à effet de serre en France. En outre, cette pollution se double d’une injustice sociale : les plus riches polluent l’air de la majorité. Or, ces vols sont très souvent substituables par le ferroviaire qui a une empreinte carbone bien plus faible. Il faut appliquer la mesure prônée par la Convention citoyenne mais torpillée par le Gouvernement, et qui visait à organiser progressivement la fin du trafic aérien sur les vols intérieurs d’ici 2025 sur les lignes où il existe une alternative bas carbone satisfaisante en prix et en temps sur un trajet de moins de 4h.

Les projets d’extensions aéroportuaires sont nocifs écologiquement
Article 37 – AmendementS LFI n°5479 et 6814 à 6820 (10/04/21)
Pour pouvoir honorer nos engagements écologiques en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et planifier une véritable bifurcation du secteur, il faut abandonner les projets d’extension aéroportuaires de Nantes-Atlantique, Bâle-Mulhouse-Fribourg, Bordeaux-Mérignac, Paris-Charles-de-Gaulle, Nice-Côte-d’Azur, Marseille-Provence, Lille-Lesquin, Rennes-Saint-Jacques, Montpellier-Méditerranée et Caen-Carpiquet.

Option végétarienne pour tous·tes sur tout le territoire !
Article 59 – Amendements LFI 6884/6885/6882/6883 (16/04/21)
L’État doit et peut être exemplaire en utilisant le levier de la demande publique dans les établissements dont il a la responsabilité, pour accélérer la bifurcation écologique. Sur tout le territoire, pour tous·tes les enfants notamment, et tous·tes les usager·es de la restauration collective, il doit assurer l’accès à une alimentation de qualité et à des options alimentaires plus saines et écologiques comme l’option végétarienne.

Rendre justice aux ouvrier·es agricoles et réparer la pollution au chlordécone
Article 62 – Intervention (16/04/21)
Le choix d’une agriculture productiviste s’est traduit par l’usage du tristement célèbre comme le chlordécone. Ce produit toxique et cancérigène a durablement pollué l’environnement et contaminé les populations d’outre-mer qui doivent obtenir réparation.