Sécurité globale : Le Pen et Macron main dans la main contre les libertés

La proposition de loi sur la sécurité globale, soutenue par le gouvernement macroniste, est débattue depuis ce mardi 17 novembre à l’Assemblée nationale. Les premières discussions dévoilent les incohérences de Marine Le Pen et sa complicité avec le gouvernement.

Le Pen laisse faire Macron

« Certaines mesures vont dans le bon sens et nous les voterons », « j’ai plutôt envie de voter ce texte », ont respectivement déclaré Marine Le Pen hier soir et son lieutenant Sébastien Chenu ce matin. « Ce texte », c’est la proposition de loi sécurité globale qui s’attaque aux droits fondamentaux des citoyens et normalise la surveillance généralisée de toutes et tous, notamment par des drones.

Un soutien bienvenu pour le gouvernement, alors que plus d’une centaine d’associations, ainsi que l’ONU, ont quant à elles dénoncées ce texte. L’insoumission avait publié un édito de décryptage sur le sujet il y a deux semaines.

« Il n’y a pas de recul des libertés »

Sébastien Chenu, député proche de Marine Le Pen, évoquait ce matin « des inquiétudes qui ne sont pas fondées » à l’égard de craintes de l’ONU, ajoutant : « il n’y a pas de recul des libertés ». Et si Marine Le Pen évoquait « une fâcheuse tendance [du gouvernement] à réduire la liberté de tous », elle a pourtant voté contre la motion de Jean-Luc Mélenchon qui proposait de rejeter la proposition de loi. En résumé : si ce gouvernement « réduit la liberté de tous », Marine Le Pen le laisse faire.

De fait, derrière de légères objections, Marine Le Pen ne cache pas sa satisfaction de voir ce texte liberticide arriver à l’Assemblée. Elle a ainsi salué plusieurs mesures de la proposition de loi, puis s’est réjouit que le gouvernement reprenne à son compte le terme d’« ensauvagement », qu’elle met en circulation depuis plusieurs mois.

Ce soutien général au texte macroniste est peu étonnant, au vu du rapprochement de plus en plus flagrant entre les positions du gouvernement et celles de l’extrême-droite. « Nous restons à votre disposition, monsieur le ministre », a conclu en direction de Gérald Darmanin le présidente du Rassemblement national.

Par Côme Delanery.

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