COVID-19 : PAS DE BLANC-SEIGN AU GOUVERNEMENT (01/10/20)

Interventions de DaniĂšle Obono, jeudi 1er octobre 2020, lors de la lecture en sĂ©ance Ă  l’AssemblĂ©e nationale du projet de loi de prorogation de la “sortie” de l’état d’urgence sanitaire

– Explication de vote pour la motion de rejet LR
Les justifications juridiques ne tiennent pas. Et le bilan du gouvernement en matiÚre de gestion de crise milite plutÎt en sa défaveur. Nous voterons donc pour la motion de rejet.

– Intervention à l’article 1
L’état d’urgence sanitaire a Ă©tĂ© mis en place sans planification ni aucune prĂ©caution sociale, avec une efficacitĂ© contestable, en comparaison notamment avec ce qui a pu se faire en Allemagne. Incapable d’affronter la Covid-19, incapable d’organiser la sortie du confinement, la Macronie a une nouvelle fois prĂ©fĂ©rĂ© confiner nos libertĂ©s et dĂ©grader l’état de droit.

– Amendement LFI n°63 de suppression de l’article 1
Il existe plusieurs dispositions dans le droit commun qui permettent au gouvernement d’agir, face Ă  la pandĂ©mie, sans avoir besoin de rajouter une couche de dispositions bancales juridiquement, qui cachent mal le problĂšme de fond qui est celui du mauvais bilan du gouvernement dans sa gestion de la crise.

– Amendements de divers groupes n°53 et alii sur l’article 1
C’est prĂ©cisĂ©ment parce que la situation est trĂšs Ă©volutive et incertaine, qu’il est primordiale que le Parlement puisse ĂȘtre consultĂ© plus rĂ©guliĂšrement, et que ce ne soit pas l’exĂ©cutif seul qui ait la main. Surtout quand il s’agit de pouvoirs exorbitants et que le contrĂŽle parlementaire n’empĂȘche pas les ministres de mentit Ă  la reprĂ©sentation nationale

– Intervention à l’article 2
Nous demandons la suppression de l’article 2 qui prolonge jusqu’au 1er avril 2021 les systĂšmes d’information et de collecte « SI-DEP » et « Contact-Covid » dont la conformitĂ© aux exigences en matiĂšre de protection de la vie privĂ©e et des donnĂ©es personnelles a Ă©tĂ© vivement critiquĂ©e par la CNIL.

– Amendement LFI n°64 de suppression de l’article 2)
Avec cet article, le gouvernement fait un pas de plus sur la pente glissante de la marchandisation des donnĂ©es du « Health Data hub ». Cette plate-forme de conservation de l’ensemble des donnĂ©es de santĂ© (systĂšme national des donnĂ©es, assurance maladie, centres hospitaliers, pharmacies, dossier mĂ©dical partagĂ©, donnĂ©es de santĂ© issues de la recherche
), est hĂ©bergĂ©e par la multinationale Ă©tats-unienne Microsoft, ce qui pose des problĂšmes majeurs.

– Amendement LFI n°65 aprùs l’article 2
L’obligation de port du masque implique sa gratuitĂ©. Le coĂ»t par personne, journalier et mensuel, du masque n’est pas Ă  la portĂ©e de tous les foyers, des plus modestes aux classes moyennes. En tant que matĂ©riel de premiĂšre nĂ©cessitĂ© par temps d’épidĂ©mie, ils ne doivent pas faire l’objet d’un commerce. LFI a dĂ©posĂ© dĂšs le 28 avril dernier une proposition de loi demandant la gratuitĂ© des masques, afin de permettre Ă  toute la population d’ĂȘtre protĂ©gĂ©e et de freiner l’épidĂ©mie. Cette proposition est toujours ignorĂ©e par le Gouvernement et sa majoritĂ©.

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