C’est l’anniversaire de la République (celle que Macron a oubliée)

« La convention nationale décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France. » 21 septembre 1792. La fin de plus de huit siècles de monarchie. La République est née. Pas celle d’Emmanuel Macron. L’homme qui déclarait, deux ans avec son élection : « L’absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple Français n’a pas voulu la mort ». L’homme qui, à l’annonce de sa candidature, allait se recueillir à la basilique de Saint Denis, nécropole des rois de France. Le président de la République a choisi le 4 septembre, pour célébrer l’anniversaire de la République. L’objectif n’est pas nouveau : vider la République de son contenu révolutionnaire.

Robespierre et Saint-Just n’étaient même pas encore morts, que déjà l’Histoire était réécrite. Des barbares, assoiffés de sang, seuls responsables de la Terreur, et même des totalitarismes des siècles suivants. Le bicentenaire de la révolution n’a pas été un anniversaire mais un enterrement. Les historiens réactionnaires autour de François Furet l’emportant dans les médias. Heureusement, des générations d’historiens ont déconstruit les mythes. De George Lefebvre à Albert Soboul, en passant par Albert Mathiez, Claude Mazauric, Michel Vovelle, au XXe, et j’en oublie, jusqu’à Jean-Clément Martin, Marc Belissa, Yannick Bosc ou Hervé Leuwes, qui ont tous les quatre œuvré, cette dernière décennie, à déconstruire la fabrication du monstre Robespierre et à redorer les jacobins.

« Républicain », « républicain », « républicain ». Aujourd’hui, tous les hommes politiques se vantent partout, tout le temps, d’être : « républicain ». En oubliant ses origines révolutionnaires. Comment la République est née ? Le lendemain de la bataille de Valmy, de la victoire du peuple français sur les troupes royalistes coalisés aux portes de Paris, des trahisons de Louis XVI, de sa fuite à Varennes, du massacre du Champ-de-Mars… Et le Président de la République d’oser aujourd’hui affirmer que notre pays serait nostalgique de la figure du roi ? Macron ose choisir le 4 septembre ?

La République est née le 21 septembre 1792. N’en déplaise aux charlatans de la République. Liberté, Égalité, Fraternité… Maximilien de Robespierre. C’est l’incorruptible qui, le premier, assembla ces trois mots dans un discours. Combien l’ignorent parmi les tartuffes de la République ? Deux cent vingt-huit ans plus tard, c’est bien une devise robespierriste qui est affichée sur tous les frontons des écoles et des mairies à travers pays. La révolution n’est pas terminée. La liberté, l’égalité et la fraternité sont chaque jour piétinés encore un peu plus. Les profiteurs de crises ont pris 37 milliards d’euros depuis le début du coronavirus. Pendant ce temps là, des millions de Français crèvent la dalle. Chaque jour, ils tentent de diviser le peuple français. Mais on ne les laissera pas détruire la République. Les séparatistes, c’est eux.

Par Pierre Joigneaux.

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