🏛️ RETRAITES : NON PRISE EN COMPTE DE LA PÉNIBILITÉ ET DE LA JUSTICE SOCIALE (23/02/20)

Interventions de Danièle Obono, dimanche 23 février 2020, en séance de l’Assemblée nationale, sur l’article 1 du projet de loi de réforme des retraites

1) Sur la prise en compte des écarts d’espérance de vie (intervention sur l’amendement LR 303)
Le sinistre Véran officiait déjà lors de la précédente réforme qui a affaibli notre système solidaire. Et alors qu’elle invente des indices fantaisistes, LReM refuse de prendre en compte celui, pourtant étayé des écarts d’espérance de vie (ex. : les égoutier·es).

2) Sur la prise en compte de la pénibilité (sous amendement 42394 – alinéa 8)
Dans notre contre-projet, synthétique et efficace, nous proposons d’étendre les critères collectifs de pénibilité comptant dans le calcul de la retraite pour les personnes, essentiellement des femmes, qui travaillent dans la petite enfance ou la dépendance.

3) Sur la prise en compte de l’espérance de vie en bonne santé (sous amendement 42398 – après alinéa 8)
L’espérance de vie en bonne santé doit prendre en compte les différences selon le milieu social. En votant ces amendements la majorité s’évitera l’erreur de 2017, que nous dénoncions, et qu’a reconnue le rapporteur Maire, d’avoir retiré 4 critères de pénibilité.

4) Sur l’objectif de justice sociale (sous amendement 42415 et réponse au ministre et au rapporteur)
La retraite, salaire socialisé, est le fruit du travail, de la richesse produite par tous·tes & dont tous·tes devraient bénéficier. L’objectif de justice sociale doit être inscrit dans les principes du texte car les mesures prévues dans le texte l’en éloigne.

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